La dette publique française a atteint près de 3 600 milliards d’euros fin juin 2026, soit 119 % du PIB. C’est ce que font ressortir les données publiées mardi 29 septembre par l’INSEE.
Ces nouvelles données interviennent dans un contexte de pessimisme croissant quant aux perspectives de l’économie française. Alors que la dette de la France se rapproche des niveaux de l’Italie et de la Grèce, deux des économies les plus endettées de la zone euro.
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a annoncé son intention de proposer des coupes budgétaires de 54 milliards d’euros dans le budget 2027, qui devrait être présenté officiellement jeudi 1er octobre. A la tête d’un gouvernement minoritaire de centre-droit, il s’est engagé à limiter le déficit budgétaire à 5 % du PIB l’an prochain.
Cependant, l’obtention par le gouvernement d’un soutien parlementaire suffisant pour ces mesures d’ajustement budgétaire reste incertaine. Il devra convaincre au moins la droite gaulliste traditionnelle (Les Républicains) et le Parti socialiste (centre-gauche) de ne pas s’y opposer.
L’objectif d’un déficit inférieur à 3 % est supprimé
Avant même la publication des nouveaux chiffres de la dette, des auditeurs indépendants et des organisations internationales considéraient comme irréaliste l’engagement de la France à réduire son déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB d’ici 2029, conformément aux règles budgétaires de l’Union européenne.
Le budget 2027 est le dernier que le gouvernement français examinera avant l’élection présidentielle de l’année prochaine et a déjà suscité des réactions de la part des partis de gauche opposés à Lecornu.
Dans le même temps, le Rassemblement national, parti d’extrême droite de Marine Le Pen, qui est en tête des sondages, a envoyé des messages contradictoires concernant ses propositions fiscales.