La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (PME) estime que le renouvellement et le rajeunissement de la gouvernance de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sont devenus nécessaires face aux mutations de l’économie tunisienne.
Dans un communiqué publié le 26 septembre 2026, elle appelle à revoir les méthodes de la BCT, alors que les PME et les artisans font face à des difficultés en matière de financement, de liquidité, de change, d’investissement et d’exportation.
Pour la Fédération, la Banque centrale doit être davantage tournée vers l’économie réelle, accélérer le traitement des problématiques des entreprises et développer de nouveaux mécanismes de financement, notamment en faveur des PME. Elle plaide également pour la modernisation du système de change et un meilleur accompagnement de l’investissement et des exportations.
Une enquête et une révision de la gouvernance
La Fédération appelle le président de la République à ouvrir une enquête approfondie et indépendante sur la performance de la BCT ainsi que sur les choix et décisions ayant eu, selon elle, un impact sur l’économie nationale et les entreprises.
Elle demande également d’examiner la gouvernance actuelle de la Banque et, si une évaluation objective le justifie, de revoir les responsabilités au sein de sa direction, dans le respect des procédures légales et institutionnelles.
Place aux jeunes compétences
La Fédération réclame par ailleurs une plus grande ouverture des postes de responsabilité aux jeunes compétences tunisiennes, en privilégiant la compétence, l’expérience, l’intégrité et la capacité d’innovation plutôt que l’ancienneté.
Elle appelle aussi à renforcer la reddition des comptes et à évaluer les politiques monétaires et financières à travers leurs effets concrets sur les entreprises, l’investissement, l’emploi, le financement et les exportations.
La Fédération précise que sa démarche ne vise pas à remettre en cause l’indépendance de la Banque centrale ni à changer les personnes pour le simple fait de les remplacer. Elle défend un changement de méthode fondé sur la compétence, la transparence, la responsabilité et l’efficacité.
Pour elle, les PME et les artisans doivent être davantage associés aux politiques monétaires et financières qui influencent directement leur activité.
La Fédération résume ainsi son appel : évaluer les résultats, revoir les responsabilités et ouvrir la voie aux jeunes compétences, afin que la Banque centrale puisse mieux accompagner les transformations de l’économie tunisienne.