Donald Trump a menacé, mardi 22 septembre, d’« anéantir » la République islamique d’Iran. C’était lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU. Mais quelques heures après, il annonce la reprise de contacts directs entre responsables américains et iraniens.
Donald Trump a alterné menace et ouverture diplomatique à New York, lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies. Dans son discours devant les dirigeants mondiaux, le président américain a mis en balance un éventuel accord avec Téhéran et une poursuite de l’affrontement avec l’Iran…
Quelques heures plus tard, le président américain a toutefois annoncé que des représentants des deux pays s’étaient rencontrés en marge de l’Assemblée générale. Selon lui, la réunion aurait été « très bonne » et « productive ». Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, impliqués dans les discussions avec l’Iran, ont participé aux échanges.
Le détroit d’Ormuz au cœur des discussions
La réouverture du détroit d’Ormuz figure parmi les principaux enjeux des discussions. Cette voie maritime stratégique, par laquelle transitent d’importants volumes de pétrole et de gaz, est fortement perturbée depuis le début du conflit.
Selon L’Orient-Le Jour, citant la télévision publique iranienne, Téhéran aurait présenté ses conditions pour permettre une réouverture du détroit. Washington réclame pour sa part un retour aux négociations et un règlement du conflit.
Les deux parties restent toutefois séparées par d’importants désaccords sur les conditions d’un règlement. Washington maintient ses exigences concernant le programme nucléaire iranien, tandis que Téhéran cherche notamment à obtenir un allègement des pressions exercées contre lui et la fin des mesures qui affectent ses échanges et ses infrastructures.
L’évolution des discussions pourrait également avoir des conséquences directes sur les marchés énergétiques. Toute perspective de réouverture durable du détroit d’Ormuz serait susceptible de réduire les tensions sur les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz; alors que le conflit a déjà contribué à une forte hausse des prix de l’énergie…