Le conflit entre les États-Unis et l’Iran a coûté 38 milliards de dollars à Washington jusqu’au 1er août, selon le Congressional Budget Office (CBO).
Le conflit entre les États-Unis et l’Iran, engagé depuis février 2026, a déjà coûté 38 milliards de dollars au gouvernement américain jusqu’au 1er août, selon une estimation du Congressional Budget Office (CBO) publiée le 15 septembre.
Le CBO (bureau budgétaire non partisan du Congrès) estime que la facture pourrait encore augmenter d’environ 3 milliards de dollars par mois si les opérations militaires se poursuivaient. Selon ses calculs, le conflit pourrait également ajouter 0,5 point de pourcentage à l’inflation américaine au premier trimestre 2027, notamment sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie.
Une part importante des dépenses provient de la consommation rapide des stocks de munitions américaines. Sachant que leur reconstitution pourrait prendre jusqu’à cinq ans. Les intercepteurs antimissiles figurent parmi les équipements particulièrement sollicités. Cette situation pourrait réduire les capacités du Pentagone à répondre simultanément à d’autres crises militaires majeures.
Lors d’une audition au Sénat en juillet, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, avait évalué le coût du conflit à 37,5 milliards de dollars et demandé près de 90 milliards de dollars de financements d’urgence pour reconstituer les stocks de munitions.
Le choc énergétique s’ajoute à la facture
Les conséquences économiques dépassent le seul budget militaire. Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et les attaques visant des infrastructures énergétiques dans les pays du Golfe ont contribué à la hausse des prix de l’énergie.
Avant le début du conflit, le détroit assurait le transit d’environ 20 % du pétrole mondial. Sa perturbation constitue donc un risque important pour les marchés pétroliers et pour l’inflation mondiale.
Pour Washington, la guerre intervient ainsi sur deux fronts budgétaires : l’augmentation directe des dépenses militaires et les effets indirects d’un renchérissement de l’énergie susceptible de compliquer la trajectoire de l’inflation.