Le Tchad va ouvrir totalement ses frontières aux ressortissants africains à partir du 1er janvier 2027, supprimant ainsi l’obligation de visa pour l’ensemble du continent. L’annonce a été faite récemment par le président Mahamat Idriss Déby Itno, en personne, lors du Forum africain de l’Eau à N’Djaména.
Le chef de l’État tchadien a justifié cette mesure par la « volonté de renforcer l’intégration africaine et la libre circulation des personnes », présentant son pays comme « un carrefour entre les différentes régions du continent ». Cette exemption concerne toutefois uniquement les visas d’entrée : elle ne donne pas automatiquement droit de travailler ou de s’installer durablement au Tchad, tient à préciser la présidence tchadienne.
A rappeler qu’un certain nombre de nationalités africaines bénéficient déjà de cette dispense, parmi lesquelles les Béninois, les Camerounais, les Ivoiriens, les Gabonais, les Maliens, les Nigériens, les Nigérians et autres Rwandais. Pour les autres pays, les règles actuelles restent en vigueur jusqu’à l’entrée en vigueur de la réforme, les demandes devant être déposées en ligne sur la plateforme evisa.td depuis mai 2026.
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Cette décision s’inscrit dans une dynamique continentale plus large. En effet, le Togo applique déjà une exemption similaire depuis mai 2026, avec un séjour maximal de 30 jours. La République du Congo a annoncé une mesure identique, entrant en vigueur à la même date que celle du Tchad.
Ces initiatives répondent aux objectifs de l’Union africaine en matière de libre circulation, portés notamment par le projet de passeport africain. Elles restent toutefois isolées à l’échelle du continent : selon un indice publié par la Banque africaine de développement, seuls 28,2 % des déplacements intra-africains s’effectuaient sans visa en 2025.