La confrontation entre l’Espagne et l’Italie au sujet de l’immigration et les événements de ces derniers jours à Ceuta se sont poursuivis lundi 3 août.
Dans une interview accordée à la radio et à la télévision publiques RTVE, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Álvarez, a souligné que de nombreux pays et gouvernements « n’ont pas été à la hauteur » et que « le gouvernement italien en faisait partie ». Il a ajouté qu’il y avait eu des périodes où « l’Italie était submergée par des migrants irréguliers », faisant référence aux « crises répétées sur l’île de Lampedusa, auxquelles le pays n’a pas été en mesure de faire face efficacement ». Or, pendant ce temps, « l’Espagne avait fait preuve de solidarité, tant sur le plan politique que par des actions concrètes. C’est ce que nous exigeons de nos partenaires européens », a également déclaré M. Alvarez.
Des sources au sein du ministère italien de l’Intérieur à Rome rappellent pour leur part que « depuis janvier de cette année jusqu’à aujourd’hui, les arrivées d’immigrants illégaux ont fortement diminué, grâce à la politique mise en œuvre par le gouvernement Meloni ».
« Les arrivées ont chuté de 55 % par rapport à l’année dernière et de 82 % par rapport à 2023, première année d’action du nouveau gouvernement italien, qui a dû faire face à une situation hors de contrôle héritée des précédentes alliances gouvernementales », ont ajouté ces mêmes sources.