Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) ont atteint 8,8 milliards de dinars en 2025, en hausse de 6 % par rapport à 2024. Ce montant devrait dépasser 9 milliards de dinars en 2026, selon le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul, qui plaide pour une meilleure orientation de ces ressources en provenance de la diaspora tunisienne vers l’investissement productif et le développement économique.
S’exprimant lors de la conférence régionale des Tunisiens à l’étranger consacrée à la deuxième région, organisée mercredi à Tunis sur le thème « Nos talents à l’étranger, moteur du développement national », Samir Majoul a souligné que la diaspora tunisienne, forte d’environ deux millions de personnes, constitue un important levier humain et économique pour le pays.
Il souligne que les compétences, l’expertise et les réseaux de la communauté tunisienne à l’étranger doivent être davantage mobilisés afin de générer des investissements à forte valeur ajoutée, capables de soutenir la création de richesses et d’améliorer la compétitivité de l’économie nationale.
Le président de l’UTICA a également estimé que, si les transferts financiers demeurent une ressource essentielle pour l’économie tunisienne et témoignent de l’attachement des Tunisiens de l’étranger à leur pays, ils devraient aussi servir de levier pour stimuler l’investissement productif. Cela passe, estime-t-il, par un climat des affaires plus favorable, des mécanismes d’accompagnement plus efficaces et un meilleur rapprochement entre les investisseurs de la diaspora et le tissu économique national.
Par ailleurs, Samir Majoul a mis en avant l’amélioration de plusieurs indicateurs économiques. Il a indiqué que les investissements étrangers enregistrés en Tunisie au premier trimestre 2026 se sont élevés à 839 millions de dinars, dont 825 millions de dinars d’investissements directs étrangers (IDE), le secteur industriel demeurant le principal pôle d’attraction.
Il a également rappelé que la deuxième région, regroupant les gouvernorats de Tunis, de l’Ariana, de Ben Arous, de La Manouba, de Zaghouan et de Nabeul, figure parmi les principaux pôles économiques du pays. Le Plan de développement 2026-2030 y prévoit plus de 4 400 projets, pour un investissement global de 28,6 milliards de dinars, offrant d’importantes perspectives aux investisseurs et aux porteurs de projets.
En conclusion, Samir Majoul a appelé les entrepreneurs et les compétences tunisiennes établis à l’étranger à contribuer davantage à la dynamique d’investissement et au renforcement de l’attractivité de la Tunisie. Il les a qualifiés de « meilleurs ambassadeurs » du pays, capables d’attirer des investisseurs étrangers et de participer activement à une croissance durable.