La société New Body Line, spécialisée dans le tricotage et la confection de vêtements et basée à Mahdia, a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le résultat net de l’exercice ressort à environ 169 000 dinars, contre près de 581 000 dinars un an plus tôt, soit une baisse de près de 71 %.
Ce repli s’explique d’abord par l’effondrement du chiffre d’affaires. Les revenus totaux du premier semestre s’établissent à environ 2,65 millions de dinars, contre 4,49 millions de dinars au 30 juin 2025, en baisse de 40 %. Le chiffre d’affaires à l’export, moteur historique de l’activité, recule de près de moitié, passant d’environ 4,38 millions à 2,32 millions de dinars. À l’inverse, les ventes sur le marché local progressent fortement, passant d’environ 109 000 à 329 000 dinars. Le résultat d’exploitation chute d’environ 436 000 à 111 000 dinars.
Le total du bilan s’élève à environ 8,24 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 8,7 millions de dinars un an auparavant. Les capitaux propres avant affectation atteignent environ 7,17 millions de dinars. Le bénéfice par action s’établit à 0,04 dinar, pour un capital social d’environ 4,25 millions de dinars réparti en autant d’actions.
Les comptes portent la trace de l’affaire Tuniso Saoudienne d’Investissement (TSI), société d’intermédiation en bourse dans laquelle New Body Line avait placé une partie de sa trésorerie et de ses excédents financiers. Cette société fait l’objet d’une enquête du Conseil du marché financier ouverte début janvier 2025, portant sur une insuffisance de ses fonds propres réglementaires et des soupçons de défaillances de gouvernance. New Body Line a provisionné près de 5,8 millions de dinars sur ses placements auprès de TSI ainsi qu’environ 351 000 dinars de liquidités logées chez cet intermédiaire, ce dernier montant étant intégralement couvert par une provision.
Durant le semestre, la société a distribué environ 213 000 dinars de dividendes au titre du résultat 2025. La trésorerie nette de clôture s’établit à environ 276 000 dinars, contre près de 692 000 dinars un an plus tôt. Dans sa note relative aux facteurs ESG, la direction indique n’avoir identifié à ce jour aucun risque environnemental, social ou de gouvernance ayant une incidence financière significative immédiate, et ne publie pas encore d’indicateurs quantitatifs sur ce volet.