Le prix des carburants augmentent sans cesse en Allemagne, le sans plomb 95 E10 (contenant 10 % d’éthanol), le moins cher, coûtait en moyenne 2,30 euros le litre le 16 septembre. C’est ce que relève l’Automobile Club allemand (ADAC).
Comparées aux prix pratiqués avant la guerre en Iran, les hausses sont évidemment considérables. La veille du déclenchement du conflit, le prix de l’essence E10 en Allemagne était inférieur de 52 centimes (en moyenne). Tandis que celui du diesel était inférieur de 68 centimes. Autrement dit, la différence de prix pour un plein d’essence est respectivement de 26 et 34 euros.
A cet égard, la hausse du prix du pétrole brut entraîne généralement une augmentation du prix de l’essence. Mais, d’autres paramètres importants entrent également en jeu, comme les coûts de transport et la capacité de raffinage. Le prix du diesel est généralement considéré comme plus sensible aux crises et est donc actuellement supérieur à celui de l’essence, malgré une taxation moindre.
Suite aux dernières hausses de prix, le débat sur d’éventuelles mesures de l’État s’intensifie. Récemment, le chancelier démocrate-chrétien Friedrich Merz s’est engagé à ce que des mesures soient prises, sans toutefois annoncer de mesures d’aide concrètes. En tout état de cause, le chancelier rejette la proposition d’une « taxe sur les superprofits ».
Au contraire, les sociaux-démocrates (SPD), membres de la coalition gouvernementale, soutiennent cette mesure, estimant qu’elle permettra de financer l’aide aux consommateurs. Ils proposent par ailleurs de plafonner les prix des carburants, comme c’est le cas en Belgique et au Luxembourg.
De son côté, la ministre de l’Économie, Katherina Reiche, du Parti démocrate-chrétien (CDU), s’oppose à ce plafonnement. Elle propose en revanche d’apporter un soutien financier à certaines catégories de bénéficiaires par le biais de versements directs, sous conditions de revenus ou autres.