L’épargne nationale a progressé de 1,5% en 2025, après un recul de 5,1 % en 2024. C’est ce que fait ressortir le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Malgré cette amélioration, le taux d’épargne a légèrement reculé à 5,3 % du Revenu National Disponible Brut (RNDB); contre 5,6 % un an auparavant.
Parallèlement, la hausse du taux d’investissement à 15,5 % du PIB (contre 15,2% en 2024) a accentué l’écart de financement entre l’épargne nationale et la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF). Il s’est établi à 10 % du PIB, contre 9,4% l’année précédente.
La BCT attribue le redressement de l’épargne à la progression de l’activité économique; la croissance du PIB nominal (+8 %) ayant dépassé celle de la consommation (+7,4 %). Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont également soutenu cette évolution, augmentant de 15,2 % pour atteindre 11,4 milliards de dinars; soit 6,6% du PIB.
L’épargne de l’Administration centrale a poursuivi son amélioration grâce à une progression des recettes fiscales plus rapide que celle des dépenses courantes. L’excédent des ressources propres et des dons est ainsi passé de 409 à 903 millions de dinars. Toutefois, ce montant n’a couvert que 9,3 % des dépenses d’équipement.
La BCT souligne néanmoins que le financement intérieur de l’investissement demeure insuffisant. Le taux de couverture de la FBCF par les ressources nationales est tombé à 35,4 %, contre 38,4% en 2024. Ce qui renforce la dépendance aux financements extérieurs, notamment l’endettement et les investissements étrangers.
Pour 2026, la Banque centrale prévoit une poursuite du redressement de l’épargne nationale, mais à un rythme insuffisant pour répondre pleinement aux besoins d’investissement du pays.