À l’occasion du sommet de l’OTAN à Ankara, le Canada et la Turquie ont officiellement lancé les négociations en vue d’un accord de libre-échange.
Le Canada et la Turquie franchissent une nouvelle étape dans leur coopération économique, avec l’annonce, mercredi 8 juillet, de l’ouverture officielle des négociations en vue d’un accord de libre-échange, et ce quelques semaines après les premiers échanges exploratoires entre leurs ministres du Commerce.
Les équipes techniques des deux pays doivent désormais définir le périmètre des discussions, qui porteront notamment sur les échanges de biens industriels, l’agriculture, les services, les investissements et les marchés publics.
Pour Ottawa, cet accord s’inscrit dans une stratégie de diversification commerciale destinée à réduire la dépendance vis-à-vis du marché américain. Pour Ankara, il représente une opportunité d’élargir ses débouchés vers l’Amérique du Nord tout en renforçant son rôle de plateforme industrielle entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.
Au-delà des échanges commerciaux, les deux pays souhaitent également renforcer leur coopération dans des secteurs stratégiques tels que l’aéronautique, les technologies de pointe, les minerais critiques, les infrastructures et la transition énergétique.
Pour les entreprises des deux rives, l’ouverture de ces négociations intervient dans un contexte de multiplication des accords commerciaux régionaux, devenus un levier essentiel de sécurisation des chaînes de valeur face aux tensions géopolitiques et aux nouvelles politiques protectionnistes.