Le conseil sectoriel de la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance a décidé, mercredi 1er juillet 2026, d’engager une nouvelle série d’actions de protestation, tout en retenant le principe d’une grève générale sectorielle, dont la date et la durée seront fixées ultérieurement, en concertation avec la Fédération et la centrale syndicale.
Sami Salhi, secrétaire général de la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance, précise que le conseil sectoriel a appelé les salariés du secteur à arborer le brassard rouge et à organiser des rassemblements de protestation devant le Conseil bancaire et financier, la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance, le ministère des Finances, le ministère des Affaires sociales ainsi que la Banque centrale de Tunisie.
S’exprimant à l’issue des travaux du conseil sectoriel, présidé par Tayeb Bahri, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé, Sami Salhi indiqué que des correspondances seront adressées aux institutions concernées afin de rappeler les revendications toujours en suspens.
Il a également annoncé que des procédures judiciaires seront engagées contre les banques n’ayant pas appliqué la circulaire 412, à travers des constats et mises en demeure établis par des huissiers de justice.
Et d’ajouter qu’en l’absence de réponse favorable des autorités concernées, les rassemblements de protestation seront déclenchés et la date ainsi que la durée de la grève générale seront arrêtées.
Le responsable syndical a, par ailleurs, mis en garde contre une aggravation du climat social dans le secteur, estimant que les autorités portent la responsabilité de cette situation.
Il appelle donc le gouvernement à intervenir pour désamorcer la crise, répondre aux revendications des salariés, respecter la législation en vigueur ainsi que les engagements internationaux de l’État tunisien.
Pour rappel, les employés des banques, des compagnies d’assurance et des institutions financières avaient observé une grève de trois jours afin de réclamer la reprise des négociations sociales, suspendues unilatéralement, conformément aux dispositions de la convention sectorielle commune des banques et des institutions financières, qui prévoit l’ouverture de discussions sur les salaires au cours du premier semestre de chaque année.
Les revendications portent notamment sur l’octroi des augmentations salariales au titre de l’année 2025, pour lesquelles des crédits auraient déjà été inscrits au budget 2025, ainsi que sur l’application de l’article 412, paragraphe 3, de la loi n° 2024-14 modifiant le Code de commerce, aux salariés des banques.
De son côté, Salah Eddine Selmi, secrétaire général de l’UGTT, présent à une partie des travaux du conseil sectoriel, a réaffirmé le soutien de la centrale syndicale aux mouvements du secteur des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance. Il a souligné que ces revendications s’inscrivent dans le cadre des luttes menées par l’UGTT pour la défense des droits des travailleurs, dans un contexte marqué, estime-t-il, par l’absence de dialogue social.