Un panel, organisé en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, vient d’exposer les initiatives engagées pour gagner les défis de l’économie verte. Des récits rassurants.
Quel est le prix à payer si notre pays tourne le dos à la transition écologique ? Réponse de Kamel Tounsi, expert dans les politiques de changements climatiques : une perte de 3,4 % du PIB (environ 6,5 milliards de dinars) à l’horizon 2030.
Intervenant le 24 juin 2026 dans le panel « Métiers et compétences à l’ère de la transition écologique », organisé par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP), à la Maison de la culture, et en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, Kamel Tounsi assure, par ailleurs, que ce coût est estimé à 54 milliards de dinars à l’horizon 20 »5. Et que les projets en rapports avec la nécessaire transformation écologique créeront 70 000 emplois.
Des défis importants sonnent, à ce propos, comme des impératifs incitant donc la Tunisie à aller de l’avant sur la voie de l’économie verte : changements climatiques, dépendance énergétique, préservation des ressources et nouvelle croissance durable. Et dans le même sillage, des risques pour l’exportation à destination du plus important marché, l’Union européenne (près de 70 % de nos échanges) et qui installe une « neutralité carbone en 2025 ». Comprenez l’obligation de réduire les émissions au strict minimum. Et taxer les « pollueurs ».
La Tunisie en est largement consciente et a déjà commencé à évoluer en fonction des mutations qui se dessinent dans ce domaine. A commencer par la formation aux métiers qui doivent accompagner ce tournant. Avec l’impératif de former donc les compétences nécessaires dans tous les domaines de la vie économique.
« Optimiser la conduite »
Et les besoins commencent à se faire sentir pour recruter ces compétences qui bénéficient déjà dans leur formation d’une introduction des principes de l’économie verte. Des compétences qui doivent évoluer en fonction de la demande du marché. Un aéropage de cadres appartenant aussi bien à l’administration qu’aux entreprises et autres structures d’appuis sont venus d’ailleurs exposer leur projet d’« intégrer des compétences vertes et des métiers verts dans le dispositif de la formation professionnelles ».
Des récits souvent rassurants qui montrent que les choses bougent et que l’appareil de production est en train de gagner ses paris. Exemple parmi d’autres, celle de ce cadre d’une entreprise de transport qui est venu nous dire que le monde n’aura – et n’a pas déjà – besoin de chauffeurs qui sachent seulement conduire. Mais qui sache « optimiser la conduite » et savoir manier « les Systèmes Avancés d’Aide à la Conduite (ADAS) qui améliorent la sécurité et le confort routier ». Ajoutant que « ces technologies comprennent des dispositifs de sécurité active (freinage d’urgence, alerte de franchissement de ligne,…) des assistants de conduite (régulateur adaptatif) et des outils de stationnement (caméras 360°) ».