Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghai, a déclaré que les discussions avec les États-Unis en Suisse avaient permis de réaliser des progrès sur la levée des sanctions et les exportations de pétrole.
« La vente du pétrole iranien, la délivrance des licences nécessaires aux exportations de pétrole et la levée des restrictions ou du gel des avoirs iraniens figuraient parmi les questions discutées en détail », a-t-il déclaré. Tout en poursuivant que ces questions « devraient, en règle générale, entrer bientôt dans la phase de mise en œuvre ».
A cet égard, notons que des négociations techniques entre l’Iran et les États-Unis se tiennent, lundi 22 juin, en Suisse, dans le but de discuter des mécanismes de mise en œuvre du Mémorandum d’Islamabad et de la mise en place des groupes techniques concernés, selon l’agence de presse iranienne Isna.
La délégation iranienne est dirigée par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi. Des représentants du Pakistan et du Qatar participent également aux pourparlers. Tandis que la principale équipe de négociation iranienne, dirigée par Mohammad Baqer Qalibaf, est rentrée à Téhéran.
L’Iran relance ses exportations depuis Kharg
Dans le même temps, Bloomberg a rapporté que les vendeurs de pétrole brut iranien à la Chine ont considérablement baissé leurs prix depuis que la République islamique a recommencé à exporter des millions de barils de pétrole suite à un accord de paix intérimaire avec les États-Unis. Selon le média, citant des sources directement impliquées dans les transactions, les négociants et les courtiers proposent des cargaisons au comptant de pétrole brut iranien léger pour livraison en juillet avec une décote de 2,50 à 5 dollars par baril par rapport au Brent, le cours de référence international.
Avant l’accord, la réduction était d’environ 1 dollar par baril. Quant aux données de suivi maritime de Bloomberg, elles indiquent qu’au moins 11 pétroliers transportant un total de 20 millions de barils de pétrole ont quitté le port de Chabahar ces derniers jours.
L’Iran a également relancé ses expéditions depuis l’île de Kharg, son principal terminal d’exportation, après une interruption d’environ six semaines due au blocus naval américain, qui a été levé dans le cadre de l’accord intérimaire. Cette évolution marque une augmentation significative des exportations par rapport à il y a quelques semaines, lorsque le blocus empêchait Téhéran de vendre son pétrole sur les marchés internationaux, le privant ainsi de revenus cruciaux.