Les abonnements à la 5G en Afrique subsaharienne devraient atteindre 370 millions d’ici à 2031, contre seulement 30 millions en 2025, représentant ainsi 28 % de l’ensemble des abonnements mobiles de la région, selon l’édition de juin 2026 de l’« Ericsson Mobility Report » publiée par le groupe suédois Ericsson. Sachant que l’Afrique comptait 1,550 milliard d’habitants.
Cette progression correspond à une croissance annuelle moyenne de 54 %, soit le rythme le plus élevé au monde pour cette technologie, mais il faut savoir que l’Afrique subsaharienne part d’une base encore limitée comparativement aux marchés plus matures.
Parallèlement, les réseaux 4G continueront de gagner du terrain. Le nombre d’abonnements devrait passer de 490 millions à 610 millions entre 2025 et 2031, faisant de l’Afrique subsaharienne la seule région du monde où cette technologie poursuivra sa progression. Ainsi, à l’horizon 2031, la 4G devrait représenter 46 % des abonnements mobiles, contre 28 % pour la 5G. Ensemble, ces deux technologies concentreront près des trois quarts du marché mobile régional.
Cette montée en puissance des réseaux haut débit mobiles s’accompagnera forcément d’une forte croissance de l’usage des données. En effet, selon Ericsson, la consommation mensuelle moyenne de données par smartphone devrait plus que doubler, passant de 5,3 gigaoctets (Go) en 2025 à 12 Go en 2031.
Le trafic global de données mobiles dans la région devrait, quant à lui, être multiplié par plus de trois sur la période, passant de 2,8 à 9,7 exaoctets par mois, soit une croissance annuelle moyenne de 23 %, la plus élevée au monde.
Le rapport souligne également que le nombre total d’abonnements mobiles devrait atteindre 1,31 milliard en 2031, contre 1,05 milliard en 2025. Cette dynamique sera portée par l’adoption croissante des smartphones, dont les connexions devraient s’élever à 960 millions à l’horizon 2031, favorisées notamment par l’essor des services numériques et financiers.