L’encadrement précoce et le diagnostic dès les premières années de la vie d’un enfant souffrant de troubles de la parole et de l’expression orale permettent d’éviter les troubles de l’apprentissage du langage écrit et d’en limiter l’impact sur le parcours scolaire. C’est ce qu’a affirmé, dimanche 24 mai, Samia Chaabane, présidente de la Chambre syndicale nationale des orthophonistes relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).
Mme Chaabane a expliqué que les difficultés d’expression orale ou écrite affectent de manière significative le rendement scolaire. Et d’ajouter que ce trouble est lié, principalement, à d’autres troubles de neurodéveloppement et se distingue d’un simple retard de la parole qui peut avoir d’autres origines.
L’orthophoniste a affirmé que l’amélioration de l’état de l’enfant est viscéralement liée à ses capacités cognitives ainsi qu’à la portée d’interaction de sa famille et de son école avec lui. Et d’enchaîner que ces facteurs constituent des stimulants importants pour réduire l’intensité du trouble. Tout en mettant l’accent sur l’importance d’un accompagnement continu et le développement des compétences tout au long de la scolarité.
La responsable a exhorté les parents à suivre l’évolution du langage de leurs enfants dès le plus jeune âge. A cet égard, elle souligne qu’un enfant est censé prononcer quelques mots au cours de sa première année, puis d’associer des mots à l’âge de deux ans. Et ce, avant d’être capable, à l’âge de trois ans, de formuler des phrases claires et compréhensibles, même pour les personnes hors de son cercle familial.
Plus encore, elle a recommandé de consulter un pédiatre ou un pédopsychiatre dès la constatation d’un retard de langage à l’âge de trois ans, afin d’établir un diagnostic et d’orienter l’enfant, si besoin est, vers un orthophoniste.
Par ailleurs, Mme Châabane a relevé que le retard de la parole peut être lié à des problèmes d’audition, à des troubles psychologiques, à des handicaps ou à des facteurs génétiques. Sans omettre les causes liées à un déficit de communication au sein de l’environnement familial. A cet égard, elle a souligné l’importance d’un encadrement précoce des enfants souffrant d’un retard de langage pour en vérifier les causes. Et ce, qu’il s’agisse de troubles de développement ou de situations passagères curables. Tout en mettant l’accent sur la nécessité d’assurer un environnement familial et scolaire favorable, contribuant au développement des compétences de l’enfant et au renforcement de ses acquis éducatifs.