La Commission européenne promeut des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises, accélère les investissements dans les énergies propres et assure qu’il n’y a aucun risque de pénurie de carburant.
La crise énergétique engendrée par les troubles géopolitiques persistants au Moyen-Orient coûte cher à l’Europe. Bruxelles estime que depuis le début du conflit en Iran, les pays européens ont déboursé 35 milliards d’euros supplémentaires pour leur énergie, sans pour autant recevoir de quantités accrues de carburant.
Parallèlement, la Commission rassure les citoyens : malgré la flambée des prix des carburants, il n’existe aucun risque immédiat de pénurie en Europe, ni de grave déstabilisation du marché du tourisme. Le commissaire à l’énergie, Dan Jorgensen, a toutefois décrit la situation non pas simplement comme une « crise énergétique », mais comme une « crise des combustibles fossiles », réaffirmant que la dépendance de l’Union européenne aux combustibles fossiles importés continue de rendre l’économie européenne particulièrement vulnérable aux crises internationales.
La question a dominé la réunion informelle des ministres de l’Énergie de l’UE, mercredi 13 mai à Chypre, où les mesures de soutien aux citoyens et aux entreprises ont de nouveau été abordées. Selon la Commission, la réponse stratégique de l’Europe ne saurait se limiter à des subventions temporaires, mais doit s’appuyer sur l’accélération du développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique, le stockage de l’électricité et le renforcement des interconnexions entre les États membres.