Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont réuni à Paris, vendredi 17 avril 2026, une cinquantaine de pays et d’organisations internationales afin d’examiner la mise en place d’une mission de sécurisation du détroit d’Ormuz, pensée dans un cadre non belligérant. L’enjeu est de préserver la liberté de navigation et de protéger le trafic maritime dans un contexte de fortes tensions avec l’Iran.
Les États-Unis n’ont pas été conviés, Paris souhaitant écarter toute association directe avec les parties au conflit. L’Élysée défend une opération strictement défensive, conduite en coordination avec Washington mais sans coalition américaine.
Cette réunion intervient alors que Téhéran a annoncé l’ouverture du passage aux navires commerciaux pendant le cessez-le-feu, une annonce immédiatement saluée par Donald Trump. Mais la situation reste instable, poussant les Européens à préparer une réponse multinationale au cas où le détroit serait de nouveau menacé.
L’enjeu est aussi économique : par le détroit d’Ormuz transite environ 20% du pétrole et du gaz consommés dans le monde. Paris et Londres cherchent donc à fédérer des soutiens volontaires autour d’une mission limitée, avec des contributions adaptées aux capacités de chaque pays.
A noter qu’au moment de la publication de cette news, nous apprenons que l’Iran, par la voie de son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi a annoncé la liberté de circulation du détroit d’Ormuz.