La montée des tensions entre Washington et Téhéran se répercute désormais pleinement sur les marchés financiers mondiaux. Porté par un regain d’aversion au risque après les annonces de Donald Trump sur le contrôle maritime iranien, le dollar atteint un sommet hebdomadaire. Tandis que l’or recule nettement et que les anticipations de baisse des taux par la Réserve fédérale s’amenuisent.
Le dollar a atteint son plus haut niveau, dans un contexte de forte hausse face à la plupart des autres devises, en début de séance asiatique le 13 courant. Et ce, suite à l’échec des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran et à la volonté de la marine américaine de prendre le contrôle du trafic maritime dans les ports iraniens.
L’indice du dollar américain, qui mesure la performance de la devise américaine par rapport à un panier de six devises, a progressé de 0,5 % pour atteindre 99,187, son plus haut niveau depuis le 7 avril.
L’euro a reculé de 0,5 % à 1,1667 dollar. Tandis que la livre sterling a baissé de 0,6 % à 1,3383 dollar. Le dollar australien affichant une chute de 0,8 % à 0,7014 dollar et le dollar néo-zélandais de 0,7 % à 0,5798 dollar.
Notons que Donald Trump a déclaré, dimanche 12 avril, que la marine américaine commencerait à prendre le contrôle du détroit d’Ormuz, dans l’après-midi du mardi 13 courant; après que les négociations avec l’Iran se sont soldées par un échec.
« Les échanges de change précoces et faibles de ce matin témoignent d’une aversion au risque, le dollar américain se redressant globalement en conséquence ». Ainsi écrivent les analystes de Westpac, dans une note de recherche.
Les prix de l’or chutent de plus de 1 % en raison de la hausse du dollar
De leur côté, les cours de l’or ont chuté à leur plus bas niveau en près d’une semaine sous la pression d’un dollar plus fort. Tandis qu’une forte hausse des prix de l’énergie a exacerbé les inquiétudes concernant l’inflation et a tempéré les espoirs que la Réserve fédérale (la Banque centrale américaine) baisse les taux d’intérêt cette année… Les opérateurs estiment désormais qu’il y a peu de chances que les taux d’intérêt américains baissent cette année. Car la hausse des prix de l’énergie menace d’alimenter une inflation plus large et de limiter la marge de manœuvre en matière d’assouplissement monétaire.
A cet égard, relevons qu’avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, on s’attendait à ce que la Réserve fédérale américaine abaisse ses taux d’intérêt à deux reprises cette année.
Quant aux autres métaux précieux, l’argent a chuté de 1,9 % sur le marché au comptant à 74,45 dollars l’once, le platine a baissé de 1,3 % à 2 019,35 dollars; tandis que le palladium a progressé de 0,7 % à 1 531,50 dollars.