Une trêve fragile de deux semaines entre Washington et Téhéran, obtenue juste avant une possible escalade militaire. L’Iran avance un plan de paix très exigeant, centré sur la levée des sanctions, le retrait américain de la région et la reconnaissance de ses marges de contrôle sur le détroit d’Ormuz. Ces demandes semblent difficiles à accepter pour les États-Unis, mais elles ouvrent une phase de négociation, avec le Pakistan comme médiateur principal et la Chine en appui discret.
Sur le fond, le point le plus sensible reste le détroit d’Ormuz, car il touche directement à la sécurité énergétique mondiale. La suite dépendra de la réaction de Donald Trump, de la position d’Israël et de la capacité des médiateurs à transformer ce cessez-le-feu temporaire en accord durable.
Rappelons que la veille, les tensions USA-Iran ont explosé autour du détroit d’Ormuz, avec un ultimatum américain imminent, des frappes israéliennes massives sur des sites iraniens et des ripostes promises par Téhéran contre infrastructures américaines et alliées. Objectif iranien : perturber durablement les flux pétroliers et gaziers.
Pour sa part, Donald Trump a franchi les limites sur Truth Social, évoquant l’« éradication d’une civilisation entière » ou la destruction du pays « en une nuit ». Ces propos virulents ont provoqué un séisme politique : des élus US discutent du 25ᵉ amendement pour déclarer le président inapte.
De son côté, Téhéran a durci le ton, qualifiant les menaces d’« arrogantes » et mobilisant sa population. Tandis qu’Israël a bombardé des dizaines de cibles iraniennes.
Et c’est dans ce contexte que le Pakistan propose une prolongation de deux semaines de l’ultimatum et d’un cessez-le-feu examiné par la Maison-Blanche. L’ONU alerte sur des crimes de guerre potentiels.