Les prix du baril du pétrole ont fortement augmenté lundi 30 mars, portés par une nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient après l’entrée en scène des rebelles houthis du Yémen contre Israël. Le Brent a dépassé les 115 dollars le baril, poursuivant une hausse spectaculaire entamée depuis plusieurs semaines. Tandis que le brut américain WTI a lui aussi franchi les 100 dollars.
Plus précisément, le prix du pétrole brut Brent a bondi de 3,09 dollars, soit 2,74 %, à 115,66 dollars le baril après avoir clôturé en hausse de 4,2 % vendredi. Le West Texas Intermediate américain s’établissait à 102,56 $ le baril, en hausse de 2,92 $, soit 2,93 %, après un gain de 5,5 % lors de la séance précédente.
Cette flambée s’explique par l’élargissement du conflit entre l’Iran, Israël, les Etats-Unis mais aussi leurs alliés, faisant craindre des perturbations majeures de l’approvisionnement mondial.
En effet, durant le week-end, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont lancé des attaques contre Israël, marquant une extension géographique du conflit vers la mer Rouge et le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, axe clé du transport pétrolier mondial.
Parallèlement, la fermeture du détroit d’Ormuz — par où transite environ 20 % du pétrole mondial — accentue les tensions sur les marchés énergétiques…
Face à ces risques, certains producteurs, notamment en Arabie saoudite, ont commencé à réorganiser leurs flux d’exportation pour limiter les perturbations. Mais les analystes redoutent qu’une intensification militaire, voire une intervention terrestre américaine, ne provoque une nouvelle envolée des prix.
Les exportations de pétrole brut saoudien redirigées du détroit d’Ormuz vers le port de Yanbu en mer Rouge ont atteint 4 658 millions de barils par jour la semaine dernière, selon les données de la société d’analyse Kpler.
A rappeler enfin que depuis le début du conflit, le 28 février 2026, le pétrole a enregistré une hausse exceptionnelle, dépassant déjà les niveaux observés lors de précédentes crises majeures, signe d’une inquiétude croissante des marchés face à une guerre régionale prolongée.