En pleine escalade militaire avec l’Iran, le président américain Donald Trump a exprimé en privé sa volonté d’abréger rapidement le conflit, malgré une posture publique initialement plus offensive, rapporte le Wall Street Journal.
Selon des responsables proches du dossier, le chef de la Maison Blanche s’inquiète des conséquences d’une guerre prolongée au Moyen-Orient, indique le Wall Street Journal. Alors que les opérations militaires se poursuivent, Trump pousse son entourage à identifier des options permettant une sortie rapide du conflit, combinant pression militaire et ouverture diplomatique.
Cette position reflète les tensions internes au sein de son administration. D’un côté, certains responsables plaident pour intensifier les frappes afin d’affaiblir durablement l’Iran. Et de l’autre, plusieurs conseillers redoutent une escalade incontrôlable et ses répercussions économiques et géopolitiques.
Ce revirement de Trump s’explique également par une série de négociations discrètes menées en coulisses par plusieurs puissances régionales. En effet, des responsables égyptiens, turcs, saoudiens et pakistanais auraient multiplié les contacts indirects afin d’éviter une confrontation ouverte. Et ces discussions auraient notamment permis d’ouvrir un canal inédit avec les Gardiens de la Révolution iraniens, acteur central du pouvoir à Téhéran.
Toutefois, les efforts diplomatiques se heurtent à des obstacles majeurs. L’absence d’interlocuteur iranien clairement identifié complique les négociations, notamment après l’élimination de hauts responsables sécuritaires iraniens…
Sous la pression de ses conseillers et des alliés régionaux, et face aux risques d’embrasement généralisé, Washington a finalement choisi de temporiser…