A l’occasion de l’Aïd al-Fitr et du 70e anniversaire de l’indépendance (20 mars 1956), le président de la République Kaïs Saïed s’est adressé aux Tunisiens, mettant en lumière la symbolique de cette coïncidence entre valeurs religieuses et nationales.
Il a ouvert son allocution par des louanges à Dieu, évoquant les mérites de Ramadan – mois de la révélation du Coran, guide et discriminant pour l’humanité –, et priant pour son retour dans la prospérité et les bénédictions sur la nation. Il a adressé ses vœux les plus chaleureux pour cet Aïd béni.
Le chef de l’État a souligné la convergence exceptionnelle cette année de deux fêtes : l’Aïd al-Fitr, spirituelle, et la commémoration nationale de l’indépendance, unissant leurs sens profonds sur le sol tunisien.
Il a rappelé que l’Aïd invite à méditer ses objectifs spirituels, tandis que l’indépendance commande de honorer les exploits et sacrifices des Tunisiens pour la liberté. Préserver cette indépendance est aussi crucial que de l’acquérir ; la libération est un chemin perpétuel, libéré de toute entrave extérieure, qui ne saurait s’arrêter.
La souveraineté extérieure de l’État dépend de celle du peuple en son for intérieur, guidée par une volonté pure et intacte. C’est par ce chemin de rachat, forgé par le peuple lui-même, que la Tunisie restera libre, juste et épanouie dans sa liberté.
Kaïs Saïed a aussi invoqué la victoire du peuple palestinien, priant pour sa fermeté sur sa terre et la création de son État souverain à el Qods Echerrif sa capitale.