Meta prévoit une vague de licenciements qui pourrait toucher jusqu’à 20 % de ses effectifs, selon des sources proches du dossier interrogées par Reuters.
La maison-mère de Facebook et Instagram, Meta chercherait à compenser les coûts croissants liés à ses investissements dans l’intelligence artificielle et à préparer l’entreprise aux gains d’efficacité que permettront des employés assistés par l’IA.
Aucune date n’a été fixée pour ces réductions de postes. Et le nombre exact d’employés concernés n’a pas encore été finalisé, expliquent les mêmes sources. Les dirigeants ont néanmoins partagé le projet avec d’autres cadres supérieurs et leur ont demandé de commencer à anticiper la manière dont les licenciements pourraient être mis en œuvre. En effet, le porte-parole de Meta, Andy Stone, indique qu’il ne s’agit pour l’instant que de « spéculations sur des approches théoriques ».
A rappeler toutefois que le groupe technologique avait annoncé en janvier dernier un renforcement de ses plans de dépenses pour accélérer le développement de la “superintelligence”, dans l’objectif de proposer aux utilisateurs une IA hautement personnalisée. Mark Zuckerberg, directeur général de Meta Platforms, avait évoqué alors les gains d’efficacité attendus de ces investissements. Tout en soulignant que certains projets qui nécessitaient auparavant de grandes équipes peuvent désormais être menés par une seule personne très qualifiée.
Cette stratégie reflète la volonté de l’entreprise de transformer profondément son fonctionnement interne tout en maîtrisant les coûts, dans un contexte où l’intelligence artificielle devient un levier clé de compétitivité.