Selon une information publiée par Le Soir, les gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles envisageraient de fermer plusieurs représentations à l’étranger en 2027, dans le cadre d’une action extérieure plus coordonnée et d’une concentration budgétaire sur des partenariats jugés stratégiques.
La Délégation générale de Tunis figurerait parmi les postes concernés, avec une fermeture éventuelle au second semestre 2027. Contrairement à Madrid, Hanoï et Santiago, aucun dispositif allégé ne serait envisagé pour Tunis.
Cette éventualité susciterait l’inquiétude de nombreux partenaires tunisiens. Ouverte depuis 1988, la Délégation coordonne une coopération bilatérale fondée sur un accord conclu en 1998 avec le gouvernement tunisien. Elle couvre l’enseignement supérieur, la recherche, l’agriculture, l’environnement, la formation professionnelle, la culture, la jeunesse et l’appui à l’entrepreneuriat.
Depuis 2012, 47 projets académiques et scientifiques auraient été élaborés dans ce cadre, impliquant 31 acteurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les universités belges francophones accueilleraient en moyenne une soixantaine de doctorants tunisiens par an, tandis que des programmes soutiennent la valorisation de la recherche et la formation de femmes entrepreneures à l’exportation, notamment à Tunis, Sousse et Sfax.
Une fermeture sans mécanisme de continuité pourrait, selon certains partenaires tunisiens, fragiliser des projets dans des domaines jugés prioritaires. Le maintien d’une présence à Tunis, même allégée, serait perçu comme un gage de continuité pour ce partenariat ancien.