QatarEnergy vient de signer avec Cheniere Energy un contrat courant jusqu’en 2054, pour 4 millions de tonnes de GNL par an à partir de 2030. Certes, cela ne représente qu’environ 1 % du commerce mondial, mais le symbole est fort : c’est la toute première fois que l’émirat s’engage sur le très long terme, alors que ses achats aux États-Unis restaient jusqu’ici ponctuels.
La raison ? Le détroit d’Ormuz, passage obligé et unique de son GNL (environ 20 % de l’offre mondiale), dont le trafic a fortement chuté cette année avec la guerre israélo-américaine contre l’Iran et les représailles de Téhéran. Faute d’alternative, le Qatar se couvre en achetant du gaz américain pour continuer à livrer ses clients en Asie et en Europe.
Et ce ne serait qu’un début : selon plusieurs experts, l’émirat pourrait multiplier ce type d’accords, notamment en Afrique. Comme quoi, toute stratégie, pour réussir, tout être pensée à long terme.