La Development Finance Corporation (DFC) américaine explore de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie, avec un intérêt marqué pour le phosphate, les mines et l’énergie.
Le signal est clair : la Tunisie intéresse de nouveau les investisseurs américains dans des secteurs considérés comme stratégiques. Une délégation de la Development Finance Corporation (DFC) a récemment été reçue à Tunis par le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane. A l’ordre du jour : l’examen de nouvelles opportunités dans l’énergie, les hydrocarbures, les énergies renouvelables et les ressources minières.
Les discussions ont réuni plusieurs acteurs clés du secteur public tunisien, notamment les dirigeants de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), du Groupe chimique tunisien (GCT), de l’Office des mines et des représentants de la STEG. Aucun projet ni montant de financement n’a été annoncé à ce stade. Les deux parties ont toutefois convenu de poursuivre les consultations.
Cette visite intervient surtout dans le sillage d’une initiative américaine consacrée au phosphate tunisien. Lancé en août, le programme « Safeguarding U.S. Critical Minerals Supply Chains – Tunisia » vise à stimuler les investissements privés dans le secteur, à développer la transformation locale et à renforcer les échanges avec les entreprises américaines et leurs alliés.
L’objectif affiché est particulièrement ambitieux : mobiliser plus de 100 millions de dollars de capitaux privés américains et favoriser une participation américaine de 30 à 40 % dans PhosCo, société australienne engagée dans le projet Gasaat à Kasserine. Le projet s’appuie sur une ressource annoncée de 166,6 millions de tonnes de phosphate.
Déjà active en Tunisie à travers des mécanismes de garantie et de financement, la DFC pourrait ainsi élargir son intervention à des projets liés aux ressources minières et énergétiques.