On sait bien que cet Etat-paria se permet tous les crimes, tous les abus, tous les dépassements, sans crainte aucune de devoir rendre des comptes, grâce à la protection que lui assure depuis des décennies les administrations américaines successives.
Même quand, durant la Guerre des six jours, Israël bombarda le navire de guerre américain USS Liberty, tuant 170 Marines, le président Lyndon Johnson interdît toute enquête sur le crime et imposa à son entourage et au pays tout entier d’avaler cette grosse couleuvre israélienne.
Depuis, l’Amérique subit humiliation sur humiliation et avale couleuvre sur couleuvre sans pouvoir rien faire contre l’étau étroit dans lequel l’enserre Israël et son puissant Lobby à Washington.
Aujourd’hui, cette grande puissance est dans la situation d’un homme condamné à porter un albatros attaché à son cou et forcé de vivre avec.
La question que tout le monde se pose est la suivante : comment se fait-il qu’un si puissant pays se permet-il de se faire mener par le bout du nez par un pays si minuscule et à dix mille kilomètres de ses rives ? La réponse est toute simple. Israël, son Lobby et les milliardaires qui leur sont fidèles se sont imposé au fil des ans comme la garantie indépassable de tout candidat à la Maison blanche ou au Congrès.
En d’autres termes, Nul ne pourra être élu à la Maison Blanche s’il émet la moindre réserve contre la politique de l’Etat sioniste. Et nul ne pourra s’offrir un siège à la Chambre des représentants ou au Sénat, s’il ne donne pas préalablement la preuve de sa fidélité à Israël.
L’élection de l’anti-israélien et pro-palestinien, Zohran Mamdani au poste de maire de New York, la plus grande ville américaine, si elle a inquiété le Lobby à Washington et le pouvoir sioniste à Tel-Aviv, elle n’a en rien atténué l’arrogance et le sentiment d’impunité de Netanyahu et de son entourage.
Juste après son élection, peut-être sous l’effet de l’euphorie, Zohran Mamdani a parlé de la possibilité d’arrêter le génocidaire Netanyahu au cas où il mettrait les pieds à New York, « conformément à la décision de la Cour internationale de justice. » Depuis, Mamdani s’est convaincu qu’une telle action est du ressort de l’Etat fédéral…
Netanyahu est venu à New York. Assuré de sa totale impunité, non seulement il a fait un pied-de-nez au maire de la ville, mais il a fait étalage de l’arrogance la plus odieuse lors de son intervention le jeudi 24 septembre devant l’Assemblée générale dans les locaux de l’ONU. Cette même ONU dont il a tué les représentants à Gaza, détruit ses hôpitaux, ses écoles et ses dépôts de nourriture dans l’enclave palestinienne.
Beaucoup de commentateurs dans le monde se demandent comment l’ONU va gérer la situation intenable dans laquelle elle se trouve. Elle n’a pu ni interdire l’accès à ses locaux à un génocidaire recherché par la Cour de justice internationale ni imposer la présence du président palestinien aux travaux de l’Assemblée générale, conformément à l’accord de siège !
En effet, jamais l’ONU ne s’est montrée si impotente, si ineffective et si inutile qu’au moment où le génocidaire Netanyahu avançait avec son rictus satanique vers le podium pour s’adresser à l’Assemblée générale. Il est vrai que, comme les années précédentes, il a subi l’humiliation de voir 77 pays, représentés par des centaines de délégués, quitter l’hémicycle.
Son embarras était si grand que, la mort dans l’âme, il ne put que redoubler d’arrogance en recourant à l’insulte : « Avant de commencer, j’ai un message à délivrer : s’il y a encore des lâches moraux qui n’ont pas encore quitté la salle, qu’ils la quittent maintenant. Merci beaucoup. »
La réponse à Netanyahu est venue le lendemain de là où personne ne l’attendait. Elle a été livrée par la représentante de l’Islande, Kristrun Frostadottir. Oui, c’est la descendante des Vikings qui a livré la réponse la plus appropriée à la provocation nauséeuse du Premier ministre israélien et à tous ceux qui, année après année, soutiennent la politique criminelle de l’Etat sioniste : « Pour moi, dit-elle, les lâches moraux sont les dirigeants qui interdisent l’accès de l’aide humanitaire à un peuple désespéré ; les lâches moraux sont ceux qui refusent de s’assoir et négocier une paix juste et durable ; les lâches moraux sont tous ces dirigeants à travers le monde qui, sans cesse, vont à l’encontre du droit international et le bafouent. »
Cette réponse dévastatrice des Vikings vise en premier lieu la meute enragée au pouvoir à Tel-Aviv, mais aussi, à des degrés divers, les classes politiques qui, de Washington à Londres, en passant par Paris et Berlin, aident ouvertement ou discrètement les enragés de Tel-Aviv à commettre les crimes les plus horribles, tout en répétant jusqu’à la nausée qu’ « Israël a le droit de se défendre ».