En plein été, les Tunisiens se retrouvent pris entre des eaux du robinet troubles, jaunâtres, impropres à la consommation, et une absence totale d’eau minérale dans les espaces commerciaux, sans oublier les coupures récurrentes d’électricité, une situation catastrophique ayant créé un terrain fertile aux prix exorbitants qui épuisent les revenus des citoyens. Une souffrance qui met en péril les valeurs de la société.
L’expert en économie, Ridha Chkoundali, a multiplié les analyses en août 2026 sur les dysfonctionnements structurels de l’économie du pays .

Evoquant la question relative à la hausse des prix des médicaments, Ridha Chkoundali estime que cette hausse qui atteint parfois +200% à +500% sur certains produits n’est pas qu’un problème tarifaire. Elle révèle une crise de gouvernance touchant la Pharmacie centrale, la CNAM, les hôpitaux publics, le financement du système de santé et les équilibres macroéconomiques. Ainsi il appelle à une réforme structurelle : meilleure gouvernance de la Pharmacie centrale, renforcement des stocks stratégiques, soutien à l’industrie pharmaceutique locale et aux génériques, révision d) Bourse, banques et signal d’alerte pour l’économie réelle.
Par ailleurs, sur le plan financier, Ridha Chkoundali considère la turbulence boursière de fin juillet 2026 (chute du Tunindex, suspension de cotation) comme un signal de danger : la hausse précédente reposait largement sur les banques, pas sur l’économie productive. Il craint une transmission des difficultés du marché financier vers l’économie réelle et le secteur bancaire.
Pour Ridha Chkoundali, la solution n’est pas seulement » plus de contrôles » ou « plus de répression contre l’accaparement », mais une réforme structurelle : meilleure gouvernance des entreprises publiques, stocks stratégiques, soutien à la production locale, révision des mécanismes de financement et de remboursement, et surtout un choix politique en faveur du rassemblement et de l’inclusion plutôt que de l’exclusion.