Sa nomination, confirmée par la liste officielle publiée par l’ONU, s’inscrit dans le Processus régulier des Nations unies pour l’évaluation du milieu marin, mécanisme placé sous l’autorité de l’Assemblée générale qui dresse périodiquement un état des lieux scientifique des océans pour orienter les politiques publiques mondiales.
Lancé en décembre 2024, ce quatrième cycle vise notamment à renforcer le dialogue entre science et décision politique ainsi que le développement des capacités des États. Le groupe d’experts compte au maximum 25 membres, répartis à raison de cinq au plus par groupe régional onusien.
Spécialiste en écotoxicologie marine, Amel Hamza-Chaffai travaille sur la pollution des milieux marins, ses effets sur les organismes vivants et la santé humaine, ainsi que sur des outils de surveillance et d’alerte précoce. Elle a coordonné 13 projets de recherche nationaux et internationaux et publié plus de 95 articles scientifiques évalués par les pairs, selon sa fiche officielle sur le site de l’ONU.
Membre de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts Beit al-Hikma, elle a également été élue en 2025 à la présidence de la Task Force de la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques dédiée aux États africains et insulaires adjacents.
Cette nomination couronne plus de trente ans de recherche et positionne l’expertise tunisienne en écotoxicologie marine, un enjeu directement lié aux défis environnementaux du golfe de Gabès, au sein des débats internationaux sur l’avenir des océans.