Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, lundi 17 août 2026, la séance inaugurale du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, marquant le démarrage effectif des travaux de cette nouvelle institution constitutionnelle, installée avenue de la Liberté à Tunis.
Cette première réunion intervient après la finalisation de la composition du Conseil, actée par une série de décrets présidentiels publiés au Journal officiel, dont un texte du 12 août 2026 portant nomination des membres de la Haute Instance du Conseil et désignant Mohamed Ali Boughdiri comme secrétaire général.
Une réforme éducative « conforme aux choix tunisiens »
Lors de cette séance, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’engager une réforme du système éducatif fondée sur des critères objectifs, « loin des tiraillements politiques » et des changements successifs qui ont fragilisé le secteur au fil des années.
Kaïs Saïed a réaffirmé que la Tunisie n’accepterait « aucune injonction venant de l’extérieur », soulignant que le système éducatif doit être défini « conformément aux choix du peuple tunisien ». Le Conseil supérieur est chargé d’examiner les grandes questions relatives à l’éducation, à l’enseignement, à la recherche scientifique et à la formation professionnelle, dans le cadre des textes régissant ses missions.
Un enseignement démocratique, accessible et ancré dans la culture
Le président a défendu la mise en place d’un enseignement national, démocratique et accessible à tous sur un pied d’égalité, rappelant que l’État doit garantir les conditions nécessaires à l’accès au savoir : transport, santé, accompagnement social, orientation et fournitures scolaires.
Il a également appelé à dépasser la seule fonction pédagogique de l’école pour en faire un véritable espace culturel, notamment à travers la création de clubs de théâtre, de cinéma et d’autres activités artistiques. L’amélioration des infrastructures scolaires, en particulier les conditions d’aération et d’éclairage des salles de classe, a aussi été citée comme priorité.
Journée du savoir et échanges avec les citoyens
Avant de se rendre au siège du Conseil, Kaïs Saïed avait présidé, au palais de Carthage, la cérémonie de la Journée du savoir, au cours de laquelle plusieurs élèves, étudiants et acteurs du secteur éducatif et scientifique ont été honorés.
À l’issue de la séance inaugurale, le président s’est rendu à l’avenue de la Liberté, où il a échangé avec plusieurs citoyens, insistant sur la nécessité d’apporter des réponses collectives aux difficultés du pays. Il a réaffirmé son ambition de faire de la Tunisie « une nation qui rayonne par son savoir », en s’appuyant sur ses compétences et sa jeunesse.