La vague de chaleur qui touche la France perturbe le fonctionnement du parc nucléaire. EDF a temporairement arrêté trois réacteurs afin de respecter les contraintes environnementales liées à la baisse du débit de plusieurs fleuves.
Ainsi, deux réacteurs de la centrale de Chooz, dans les Ardennes, sont concernés. Le réacteur n°2 est à l’arrêt depuis le 11 juillet, tandis que le réacteur n°1 a été mis hors service samedi soir afin de respecter l’accord franco-belge de 1998 sur la gestion des eaux de la Meuse.
Un troisième réacteur, situé à la centrale de Cattenom, en Moselle, a été arrêté de manière préventive dans la nuit de vendredi à samedi en raison de la diminution du débit de la Moselle… Par ailleurs, plusieurs autres réacteurs font actuellement l’objet d’ajustements temporaires de puissance : Bugey 3, Tricastin 4 ainsi que les deux réacteurs de Saint-Alban, illustrant les difficultés croissantes que les épisodes de chaleur extrême font peser sur le système électrique français.
Dans un communiqué EDF explique que ces décisions visent à préserver un débit d’eau suffisant pour l’ensemble des usagers des fleuves, aussi bien en France qu’en Belgique; sachant que les départements des Ardennes et de la Moselle étaient placés en vigilance jaune canicule.
Rappelons que la France dispose de 57 réacteurs nucléaires, qui assurent près de 70 % de la production nationale d’électricité; et ces installations, implantées à proximité des fleuves ou du littoral, dépendent des ressources en eau pour leur refroidissement.
Lors des épisodes de sécheresse ou de fortes chaleurs, la diminution des débits et l’élévation de la température des cours d’eau peuvent contraindre l’exploitant à réduire la puissance de certains réacteurs, voire à les arrêter temporairement afin de respecter les normes environnementales relatives aux prélèvements d’eau, aux rejets et au réchauffement des rivières.