La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) n’aurait jamais obtenu les 20 millions de dinars réclamés en urgence pour assurer l’entretien minimal de son réseau. Alors que plus de 100 millions de dinars ont été versés aux sociétés communautaires depuis la création de ce dispositif. C’est ce qu’affirme l’ancien chef du gouvernement Hichem Mechichi, dans une publication diffusée mercredi 22 juillet 2026 sur son compte officiel du réseaux social Facebook.
Pour l’ancien chef du gouvernement, cet écart illustre un « mauvais arbitrage dans la répartition des ressources publiques ». Et ce, à un moment où le réseau électrique national subit une forte pression liée à la canicule et aux délestages enregistrés dans plusieurs régions du pays.
Hichem Mechichi précise toutefois ne pas vouloir revenir sur ce qu’il appelle « les véritables problèmes du secteur de l’énergie », qu’il juge trop complexes pour être abordés sans une analyse approfondie. Il choisit plutôt de mettre en avant cet exemple précis, qu’il présente comme « révélateur des priorités actuelles de l’exécutif ».
Cette prise de position intervient alors que la STEG fait face à une consommation électrique record, portée par les fortes chaleurs, et qu’elle multiplie les coupures programmées pour préserver la stabilité de son réseau. Les déclarations de l’ancien chef du gouvernement relancent ainsi le débat sur les moyens accordés à l’entreprise publique et sur les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures électriques nationales.