Alors que les tensions américano-iraniennes pèsent sur l’environnement régional, la question des ingénieurs devient un indicateur stratégique de puissance, de fuite des compétences et de résilience économique. En Iran, la formation scientifique reste massive malgré les sanctions et l’isolement international.
L’Iran formerait chaque année entre 230 000 et 234 000 ingénieurs, soit davantage que la France et l’Allemagne réunies, et à un niveau comparable à celui des États-Unis. C’est ce que révèlent les données relayées par la chaîne de télévision française BFMTV et l’Institut de statistique de l’UNESCO. Cette capacité de formation explique pourquoi l’Iran est souvent cité parmi les grands pôles mondiaux de production de profils techniques; malgré un contexte de sanctions et de fortes tensions régionales.
Cette performance repose sur une politique de long terme en faveur des filières scientifiques et technologiques. En effet, le pays a massivement développé son enseignement supérieur technique, notamment aux sciences, à l’ingénierie et aux technologies, dans une logique d’autonomie industrielle et de montée en gamme du capital humain.
Autre fait marquant : la forte présence des femmes dans ces filières. Dans ce contexte actuel, l’Iran a fait de la formation scientifique un levier stratégique, en misant sur le nombre, la spécialisation et la continuité de son système universitaire.
Au-delà du chiffre, cette dynamique révèle un choix politique clair : investir dans le savoir pour consolider une puissance technologique au sein du pays. Dans un monde où les ressources humaines qualifiées deviennent un avantage géopolitique, l’Iran souhaiterait-il maintenir un haut niveau de formation, malgré les contraintes extérieures, qui reste un facteur de puissance symbolique et industrielle? Tout dépendra de la suite…
On peut se demander si cette puissance de formation se traduit réellement dans la vie des quotidienne des Iraniens. Car les sources disponibles montrent un contraste net entre un système universitaire productif et une économie encore sous forte contrainte.