Plusieurs grandes nations européennes acceptent désormais l’idée que les navires transitant par le détroit d’Ormuz devront payer des frais à l’Iran et à Oman, selon Bloomberg.
La possibilité de frais de service à la suite de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran est désormais considérée par certains pays de l’UE comme inévitable. Les États-Unis et les pays arabes du Golfe maintiennent que l’Iran et Oman ne peuvent imposer aucune redevance pour le détroit d’Ormuz. Les préoccupations portent sur le respect du droit maritime international et le risque de créer un précédent permettant à d’autres pays de percevoir des frais sur différentes voies navigables.
Tout en acceptant la perspective de coûts supplémentaires, les pays européens ont exhorté les responsables iraniens et omanais à ne pas discriminer les navires en fonction de leur nationalité, selon un rapport de Bloomberg.
A rappeler que, selon des sources confidentielles, Oman aurait indiqué aux responsables européens qu’un retour au statu quo d’avant-guerre dans le détroit d’Ormuz était impossible. Les navires transitant par cette voie navigable, qui constitue un point de passage stratégique pour les approvisionnements énergétiques du Golfe, pourraient se voir facturer des services liés à la dépollution du détroit et aux coûts de navigation.
Oman, qui entretient des alliances à la fois avec l’Occident et l’Iran, fait face à des pressions des deux côtés. Le sultanat borde la partie méridionale du détroit et a envoyé des messages publics contradictoires concernant ses intentions, tout en affirmant qu’il respectera le droit maritime international…
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Le trafic maritime commercial à travers le détroit d’Ormuz a augmenté depuis que l’Iran et les États-Unis ont signé un accord de paix provisoire il y a environ deux semaines. Cet accord, combiné au soutien militaire américain aux navires, a porté les flux pétroliers transitant par ce point de passage depuis des pays, comme l’Arabie Saoudite, à plus de 10 millions de barils par jour, soit légèrement plus de la moitié des niveaux d’avant-guerre. L’Iran a également augmenté ses exportations de brut après que les États-Unis ont levé le blocus de ses ports.