La cour d’appel de Paris a confirmé, mardi 7 juillet, les principales condamnations prononcées en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), tout en allégeant plusieurs peines, rapportent les médias français.
Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an aménageable sous bracelet électronique, ainsi qu’à 100 000 euros d’amende. Sa peine d’inéligibilité a été ramenée à 45 mois, dont 30 avec sursis, contre cinq ans avec exécution provisoire en première instance. Cette décision lui laisse la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
Le Rassemblement national a également été condamné à une amende de 2 millions d’euros, dont la moitié avec sursis. L’ensemble des prévenus devra en outre indemniser le Parlement européen, explique la presse française.
Parmi les autres responsables du parti, Bruno Gollnisch a écopé de trois ans de prison avec sursis, 25 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité. Louis Aliot, maire de Perpignan, a été condamné à un an de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité avec sursis, ce qui lui permet de conserver son mandat. Nicolas Bay a également été condamné à un an de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité avec sursis. Fernand Le Rachinel voit sa peine de deux ans de prison avec sursis confirmée, tandis que son inéligibilité est réduite à un an.
Plusieurs anciens assistants parlementaires ont aussi été condamnés. Catherine Griset, ex-collaboratrice de Marine Le Pen, écope de douze mois de prison avec sursis et de deux ans d’inéligibilité avec sursis. Julien Odoul, Timothée Houssin et Guillaume L’Huillier ont également été condamnés à des peines de prison avec sursis assorties de sanctions d’inéligibilité.
Enfin, Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du FN, a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité. Nicolas Crochet, ancien expert-comptable proche de Marine Le Pen, écope de trois ans de prison avec sursis et de 70 000 euros d’amende.
Cette décision confirme la culpabilité des principaux responsables du RN dans cette affaire de détournement de fonds européens, tout en réduisant sensiblement plusieurs sanctions prononcées en première instance.