L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) appelle le gouvernement à adopter, d’ici fin 2026, au moins trois réformes économiques prioritaires parmi les seize chantiers en cours. Il recommande également la création d’une cellule de pilotage rattachée à la cheffe du gouvernement afin d’assurer le suivi des réformes selon un calendrier précis.
Dans une note intitulée « Cartographie des principaux codes économiques en attente de réforme en Tunisie », l’IACE estime que le retard législatif freine la croissance et l’investissement. Il identifie comme priorités la réforme du Code des changes, du cadre des énergies renouvelables et du Code de l’investissement, alors que les IDE et le taux d’investissement continuent de reculer.
L’Institut considère que le principal blocage se situe au niveau de l’Exécutif, plusieurs projets de loi étant finalisés mais toujours non transmis au Parlement. Il déplore également l’absence d’une gouvernance unifiée des réformes, estimant qu’une meilleure coordination est indispensable pour accélérer la modernisation de l’économie tunisienne.