Soixante-dix étudiants de l’Institut préparatoire aux études scientifiques et techniques de Tunis (IPEST) ont décroché leur billet pour les épreuves orales du concours CentraleSupélec. C’est l’un des chiffres marquants qui ressortent du bilan des concours d’entrée aux Grandes écoles d’ingénieurs françaises pour la promotion 2026 de l’IPEST, qui compte 87 élèves au total.
Les admissibilités couvrent plusieurs concours distincts. Neuf candidats de l’établissement tunisois ont passé avec succès les écrits de l’École polytechnique, deux ont franchi la même barre à l’ENS Paris-Saclay et un à l’ESPCI Paris. Par ailleurs, 36 élèves sont qualifiés pour les oraux du concours Mines-Ponts.
La lecture de ces données appelle une réserve méthodologique : un même étudiant pouvant se présenter à plusieurs concours en parallèle, ces chiffres se superposent partiellement. Ils ne s’additionnent pas pour former un total brut, mais illustrent la capacité d’une partie de la promotion à se maintenir simultanément sur plusieurs tableaux de qualification.
L’oral, étape décisive encore à franchir
Obtenir son admissibilité constitue une condition nécessaire, non suffisante. Le candidat a démontré ses aptitudes à l’écrit et se trouve autorisé à comparaître devant les jurys d’oral – mais c’est là que se joue l’intégration effective.
Pour Polytechnique, les épreuves orales se tiennent à Palaiseau au cours du mois de juin. La liste des candidats définitivement admis ne sera rendue publique que le 24 juillet 2026. Les semaines à venir diront donc combien de ces qualifiés franchiront l’ultime seuil.
L’IPEST n’est pas un acteur périphérique de ce système. L’établissement fait partie des sites officiellement retenus pour l’organisation des épreuves écrites du concours de l’École polytechnique, aux côtés des centres français et de quelques implantations à l’international. Cette reconnaissance institutionnelle s’accompagne, d’année en année, d’un flux régulier de diplômés rejoignant les promotions des grandes écoles françaises.
Pour mémoire, les concours concernés donnent accès à un ensemble d’établissements parmi les plus sélectifs de l’enseignement supérieur français. La CentraleSupélec ouvre en 2026 l’accès à une quinzaine de filières ou écoles, dont CentraleSupélec elle-même, les Écoles centrales de Lyon, Lille, Nantes et Méditerranée, Arts et Métiers et l’Institut d’Optique. Polytechnique, l’ENS Paris-Saclay et l’ESPCI Paris occupent quant à elles le sommet de la hiérarchie académique française. Le verdict final des oraux, attendu d’ici la fin juillet, permettra de mesurer le taux de transformation de ces qualifications en intégrations réelles.