La Fédération générale des retraités, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exprimé son rejet de l’augmentation de 5 % des pensions servies par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), estimant que cette revalorisation demeure insuffisante face à la dégradation continue du pouvoir d’achat des retraités.
Dans un communiqué publié mercredi 17 juin, l’organisation a considéré qu’il aurait été plus équitable d’appliquer des augmentations progressives, accordant des taux plus élevés aux pensions les plus modestes. Une telle approche permettrait, selon elle, de réduire les écarts qui se creusent davantage entre les retraités à chaque nouvelle revalorisation.
La Fédération juge que l’augmentation décidée pour les pensionnés affiliés à la CNSS reste « très faible » et ne reflète pas l’ampleur de la perte de pouvoir d’achat subie par la majorité des retraités ces dernières années. En revanche, elle estime que la hausse accordée aux bénéficiaires de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) répond, au moins, au seuil minimal des attentes.
Au-delà de la question des pensions, la Fédération générale des retraités a lancé un avertissement concernant la détérioration du système de santé public. Elle souligne que les difficultés du secteur se sont aggravées au fil des années, affectant directement les retraités, particulièrement dépendants des services de santé.
L’organisation pointe notamment la dégradation de la qualité des prestations médicales ainsi que les pénuries récurrentes de médicaments essentiels, qui compliquent davantage l’accès aux soins pour une large partie de la population.
Appel au dialogue sur l’avenir des caisses sociales
Face à cette situation, la Fédération appelle les autorités à engager un dialogue et des négociations sur les principales questions touchant les travailleurs et les retraités. Elle insiste sur la nécessité de trouver des solutions durables aux difficultés financières des caisses sociales.
L’organisation met également en garde contre les conséquences d’une poursuite de ce qu’elle qualifie de « politique de l’ignorance », estimant que les caisses sociales peinent de plus en plus à assurer les services de base auxquels les retraités sont en droit de prétendre.
À travers ce communiqué, la Fédération générale des retraités réaffirme ainsi ses revendications en faveur d’une amélioration du niveau de vie des pensionnés et d’une réforme en profondeur des systèmes de protection sociale et de santé publique.