Le département des offices et des entreprises publiques de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé à la mise en place d’un programme national de sauvetage des secteurs de l’eau et de l’électricité, estimant que les perturbations enregistrées dans l’approvisionnement en eau potable et en électricité résultent de « dysfonctionnements accumulés » dans la gestion de ces secteurs stratégiques.
Dans un communiqué publié samedi, le département a attribué ces difficultés à plusieurs facteurs, notamment le vieillissement des infrastructures, le retard dans la réalisation de certains projets et l’insuffisance des moyens mis à la disposition des entreprises publiques pour assurer pleinement leurs missions.
Face à cette situation, l’organisation syndicale appelle à un « passage urgent d’une gestion des crises vers la construction de solutions », à travers le lancement d’un programme global reposant sur plusieurs axes : la relance des investissements, la modernisation des infrastructures, l’achèvement des projets bloqués, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des ressources humaines et l’instauration du principe de responsabilité dans la prise de décision.
Des fragilités structurelles au-delà des facteurs climatiques
Selon le département de l’UGTT, les difficultés actuelles ne peuvent être expliquées uniquement par les conditions climatiques ou par l’évolution de la consommation. Elles seraient également le résultat de plusieurs années de reports de décisions, d’un recul de l’investissement public, de retards dans les projets stratégiques et d’une gouvernance jugée insuffisamment adaptée aux mutations climatiques, démographiques et économiques.
L’UGTT considère que ces transformations ont créé de nouveaux défis auxquels les institutions publiques n’auraient pas été suffisamment préparées.
Soutien aux agents de la STEG et de la Sonede
Par ailleurs, le département des offices et des entreprises publiques a rejeté toute mise en cause de la responsabilité des agents et des cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) dans les perturbations répétées de l’approvisionnement.
Il a souligné que ces personnels continuent d’assurer leurs missions « dans des conditions difficiles », malgré les contraintes liées à la limitation des moyens disponibles, au vieillissement des équipements et au manque de ressources humaines.