Trois organisations syndicales du secteur de la santé ont publié un communiqué de soutien à l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, en réaction à la décision de suspension de ses activités prononcée par le secrétariat général de la présidence du gouvernement.
Le Syndicat général des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes hospitalo-universitaires, l’Union générale de la santé et le Syndicat général des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes de la santé publique ont proclamé leur solidarité absolue et inconditionnelle avec l’organisation visée. Ils ont appelé l’ensemble des jeunes médecins à se mobiliser autour de leur structure syndicale afin de faire échouer, selon leurs termes, toutes les tentatives visant à étouffer leur voix et à briser leur volonté.
Les signataires ont annoncé leur disposition à recourir à tous les moyens de lutte légitimes, en défense du droit syndical à l’organisation, des libertés académiques et de la liberté d’expression, ainsi que pour la mise en place d’un secteur de santé publique de référence et d’une justice sanitaire pour l’ensemble des citoyens.
Le communiqué dénonce la décision de suspension comme injuste, intervenue, précisent les signataires, la veille d’une conférence de presse au cours de laquelle l’Organisation tunisienne des jeunes médecins devait présenter une étude de terrain sur les actes de violence commis à l’encontre des professionnels de santé.
Les syndicats signataires font état par ailleurs de ce qu’ils qualifient de politique de bâillonnement des voix réclamant un système de santé publique universel, équitable et de qualité. Ils soulignent que l’Organisation tunisienne des jeunes médecins s’est consacrée, depuis sa fondation, à la défense d’un secteur de santé publique de référence et à la promotion de la justice sanitaire, dans un contexte marqué, selon eux, par un endettement structurel des établissements publics et une pénurie de ressources humaines et matérielles.