Entre héritage historique et nécessité de renforcer les échanges, la diplomatie culturelle s’impose comme un levier clé pour bâtir un dialogue méditerranéen durable et équilibré. C’est l’un des messages qui se dégage lors du lancement de la Saison de la Méditerranée, dont le coup d’envoi a été donné le 15 mai 2026. Cette initiative réunit plusieurs pays des deux rives, notamment la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, le Liban et l’Égypte.
Rencontré lors de cette première journée, le maire de Marseille Benoît Payan a souligné dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin. com que: « La Tunisie, comme les autres pays de la rive sud de la Méditerranée, doit être considérée sur un pied d’égalité avec la France. Les artistes tunisiens, à l’instar de ceux de chaque rive, ont des choses essentielles à exprimer. C’est pourquoi je souligne l’importance de la diplomatie culturelle, mais aussi de la diplomatie des villes.L’art a cette capacité unique de transcender les différences. Dans des pays comme la Tunisie, marqués par des révolutions, les artistes ont souvent payé le prix fort. Beaucoup sont sortis profondément meurtris de répressions parfois féroces, notamment parce qu’ils ont été en première ligne lors des mouvements comme les printemps arabes. À l’image de ce que l’on observe en Iran ou dans d’autres contextes, ils figurent parmi les premiers à s’exposer et à subir les conséquences de leur engagement. »
Et de poursuivre: « C’est précisément pour cette raison qu’il faut leur faire confiance et leur donner les moyens de s’exprimer et de circuler. Il est essentiel de favoriser leur venue sur la rive nord, tout autant que d’encourager les échanges vers la rive sud. Un dialogue fécond, durable et équilibré doit s’instaurer entre les artistes, les institutions et les pays, afin de faire de la Méditerranée un véritable espace de création, de liberté et de partage. »