L’Union européenne et la Suisse ont signé, lundi 2 mars à Bruxelles, un vaste paquet de 18 accords destinés à restructurer durablement leurs relations. Paraphé par Ursula von der Leyen et Guy Parmelin, le texte doit encore être approuvé par les instances européennes puis par le Parlement suisse – et probablement soumis au vote populaire.
Ces accords couvrent des domaines clés : libre circulation des personnes, transports terrestre et aérien, agriculture, électricité, sécurité alimentaire, santé ou encore reconnaissance des normes. Objectif affiché : fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité des deux partenaires.
La Suisse, qui ne fait pas partie de l’UE, consolide ainsi son accès au marché intérieur européen, son premier partenaire commercial. Les échanges bilatéraux représentent environ 550 milliards d’euros par an, et plus de la moitié du commerce extérieur suisse se fait avec l’UE.
Berne rejoindra également plusieurs programmes européens, dont Horizon Europe et Erasmus+. Une clause de sauvegarde permettra toutefois à la Suisse de suspendre la libre circulation en cas de difficultés économiques ou sociales majeures.
En contrepartie, la Confédération augmentera sa contribution financière au budget européen : 375 millions d’euros par an entre 2030 et 2036 pour financer des projets communs, notamment en matière migratoire et sanitaire.
Les négociations, entamées en 2014 puis interrompues en 2021, ont repris en mars 2024 pour aboutir à ce compromis. « La signature d’aujourd’hui n’est pas la fin du chemin », a rappelé Guy Parmelin : le texte doit encore franchir plusieurs étapes politiques avant d’entrer en vigueur.