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Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Analyses > Election Trump: Menaces
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Election Trump: Menaces

Hédi Mechri
2025/02/01 at 12:07 PM
par Hédi Mechri 10 Min Lecture
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Trump
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Menaces sur la planète Terre. L’ouragan provoqué par l’élection de Donald Trump balaie tout sur son passage. A commencer par les plus proches, les alliés de toujours des Etats-Unis d’Amérique. Ils sont désormais réduits au rang peu flatteur de vassaux, d’aliénés, comme ils ne l’ont jamais été, victimes à leur tour de l’impérialisme de la puissance américaine.

Sitôt élu, le 47e président américain n’a rien de mieux à promettre à ses deux voisins du nord et du sud, ses partenaires au sein de l’ALENA, qu’un mur de séparation, une sorte d’état de siège au Mexique et l’annexion pure et simple du Canada. Dans la foulée, il affiche haut et fort sa volonté de confisquer le canal de Panama, devenu la voie royale de la Route de la soie, ultime emblème de l’expansionnisme chinois. Il annonce à la face du monde qu’il va faire du Groenland, immense île de l’océan Arctique sous administration danoise, riche en minerais, une nouvelle colonie américaine pour des raisons de « sécurité nationale », sans que personne ne trouve à redire.

Contents
Menaces sur la planète Terre. L’ouragan provoqué par l’élection de Donald Trump balaie tout sur son passage. A commencer par les plus proches, les alliés de toujours des Etats-Unis d’Amérique. Ils sont désormais réduits au rang peu flatteur de vassaux, d’aliénés, comme ils ne l’ont jamais été, victimes à leur tour de l’impérialisme de la puissance américaine.L’Amérique de Trump a moins d’amis que d’intérêts, en économie comme en géopolitique. Il est désormais hors de question d’assurer la sécurité de l’Europe au sein de l’Otan ou ailleurs, sans que celle-ci en assume le prix.Le choc est terrible et finira par emporter nos dernières illusions. Trump saison 2, c’est, à tous égards, l’enfer en perspective. Notre salut viendra en grande partie du réveil national et de notre capacité d’aller chercher avec les dents la croissance ailleurs, là où elle se trouve.

Bien évidemment, Trump n’est pas Poutine. Et le Groenland, bien que membre de l’UE via le Danemark, n’est pas l’Ukraine. Sidération totale. L’UE se mure dans le silence ou presque. La présidente de la Commission n’en ressent aucune offense, comme si de telles agressions ne relèvent pas de ses compétences. Les Etats non plus, et notamment les va-t-en-guerre en Ukraine. L’Amérique impériale de Trump peut tout se permettre, jusqu’à malmener et rabaisser ses alliés sans susciter la moindre réaction qui puisse contredire ses projets impérialistes. Trump 2 reprend le cri de guerre de Trump1 : « America first ». Il ne devrait y avoir de place que pour l’empire américain. Le reste doit être soumis à l’autorité et au diktat de l’hyperpuissance américaine. Donald Trump, qui ne s’embarrasse pas de la forme, fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Ce qu’il annonce à l’endroit de ses supposés alliés a de quoi leur faire perdre le sommeil. Fini le temps où ils pouvaient profiter des largesses américaines. Désormais, ils sont sommés de passer à la caisse.

L’Amérique se prépare à vivre, sous la houlette du nouveau président, son nouvel âge d’or, non sans la contribution du reste du monde, les amis en premier. Aucune exonération n’est permise. Il incombe à tous de régler la facture des quatre prochaines « Glorieuses ». L’administration Trump, constituée de fidèles d’entre les fidèles, se drape déjà de l’habit d’un nationalisme économique dont l’Amérique sut se servir par le passé. Elle met une couche supplémentaire de protectionnisme en portant les tarifs douaniers à des niveaux dissuasifs. L’Occident et principal « allié » n’y échappe pas. La Chine, ennemi plus qu’adversaire stratégique, est dans le viseur.

Les droits de douane ne seraient rien d’autre qu’une forme de transfert ou plutôt une restitution des richesses des pays concurrents au profit des citoyens américains. L’objectif est double : enrayer le déficit extérieur, du reste sans grande signification au regard de la suprématie du dollar. Sur un autre plan, tout en restant sur le même registre, la hausse des tarifs douaniers est conçue comme une arme de destruction massive – dont raffole l’Establishment – des entreprises concurrentes, en impactant lourdement leur compétitivité. Cela oblige les multinationales américaines à rapatrier leur activité pour contourner les barrières douanières. Les investisseurs et entreprises étrangers ne réagiront pas autrement pour ne pas se faire éjecter du marché américain. Trump entend ainsi accélérer le réarmement industriel de l’Amérique, dont il veut faire l’unique puissance impériale.

Le nouvel âge d’or de l’Amérique de Trump sonne ainsi le glas du multilatéralisme, et de la mondialisation qui ne fut pas tout à fait heureuse. Le couple Trump-Musk ne pouvait concevoir les échanges extérieurs autrement qu’un jeu à somme nulle. L’Amérique doit gagner ce que les autres perdent.

 

L’Amérique de Trump a moins d’amis que d’intérêts, en économie comme en géopolitique. Il est désormais hors de question d’assurer la sécurité de l’Europe au sein de l’Otan ou ailleurs, sans que celle-ci en assume le prix.

 

L’Amérique de Trump a moins d’amis que d’intérêts, en économie comme en géopolitique. Il est désormais hors de question d’assurer la sécurité de l’Europe au sein de l’Otan ou ailleurs, sans que celle-ci en assume le prix. Le parapluie sécuritaire américain s’annonce sous sa vraie valeur, en matière de défense notamment. Au grand bonheur du complexe militaro-industriel, principal pourvoyeur d’armements.

Trump fait plus que basculer l’ordre mondial, battu désormais en brèche par la montée du Sud global. Comme pour tous les empires en déclin, il cherche à réaffirmer la domination de l’Amérique, surtout dans les nouvelles technologies, et à barrer la route à ses poursuivants, adversaires stratégiques, voire potentiels concurrents. La Chine est en première ligne, la Russie et l’UE ne sont pas non plus épargnées. S’il venait à mettre à exécution, avec la brutalité qu’on lui connait, en guise de représailles, le relèvement des tarifs douaniers, il provoquera d’énormes dégâts dans les deux camps en déclenchant la guerre des tarifs.

La crise de 1929 est dans tous les esprits. L’UE, déjà en récession, ne s’en relèvera pas. Son principal moteur est déjà à l’arrêt : l’Allemagne. Celle-ci décroche et n’est plus ce qu’elle était comme puissance industrielle. La France s’accroche sans grand succès. L’Italie, en dépit de sa proximité idéologique avec le clan Trump, en ferait également les frais.

 

Le choc est terrible et finira par emporter nos dernières illusions. Trump saison 2, c’est, à tous égards, l’enfer en perspective. Notre salut viendra en grande partie du réveil national et de notre capacité d’aller chercher avec les dents la croissance ailleurs, là où elle se trouve.

 

Si l’Europe s’enlise dans la crise sous les coups de boutoir de l’administration Trump, l’économie tunisienne, déjà à l’agonie depuis plus d’une décennie, va sombrer dans le déclin, sans réelle perspective de redressement. L’UE est de loin notre principal partenaire économique et financier avec plus de 70% de nos échanges extérieurs. Chaque point de croissance perdu par l’UE, c’est 0,7% point en moins pour la Tunisie. Ce qui, dans l’état actuel des choses, réduira de moitié notre croissance économique. Le choc est terrible et finira par emporter nos dernières illusions.

Trump saison 2, c’est, à tous égards, l’enfer en perspective. Notre salut viendra en grande partie du réveil national et de notre capacité d’aller chercher avec les dents la croissance ailleurs, là où elle se trouve. Un sursaut de l’UE serait à cet égard le bienvenu. Nous devons traduire dans les faits, dans une perspective de progrès et de dépassement de soi, le compter sur nous-mêmes. Et espérer que l’UE fasse front commun pour s’affirmer en tant que telle, en adoptant une stratégie moins de soumission que de résistance, fût-ce de manière raisonnable. Elle doit regarder plus au Sud pour faire face à la montée des empires États-Unis-Chine-Russie.

La Tunisie y gagnera à coup sûr, si elle s’en donne les moyens, la volonté et l’ambition. Le temps nous est compté. Nous n’avons d’autre choix que de nous réconcilier avec les principes de réalité et de nous inscrire dans le sens de la marche du monde. Le pays doit retrouver ses vertus ancestrales, faites de travail, d’humilité, d’apaisement et de sens de la mesure. Image d’un pays au travail, ouvert sur le monde, où il fait bon vivre et investir. Il n’est peut-être pas trop tard pour remonter la pente.

Cet édito est disponible dans le mag de l’Economiste Maghrébin n° 912 du 29 janvier au 12 février 

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Hédi Mechri 2 février 2025
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