Hatem Mliki appelle à former un mini-gouvernement et à mettre fin au décret 117

Hatem Mliki

Hatem Mliki, analyste politique et ancien député, a dressé un état des lieux de la situation politique. Et ce, lors de son passage sur les ondes de Mosaïque FM, ce mercredi 18 mai.

Hatem Mliki revient sur la date du référendum du 25 juillet. Il estime que la Tunisie est sur le point de rater l’occasion d’ouvrir le débat sur la prochaine Constitution qui déterminera l’avenir du pays.

Il déclare : “Il est trop tôt pour accepter ou refuser de participer au référendum avant d’avoir examiné le contenu de la Constitution”.

En outre, il ajoute que le fait de changer la Constitution ne résoudra pas la crise socioéconomique du pays. Tout en soulignant: “L’intérêt aujourd’hui est d’établir un système politique viable, tout en protégeant les droits et libertés.”

Par ailleurs, il met l’accent sur l’importance de remettre le pays sur les rails. Et ce, à travers la mise en place des réformes et la préservation des institutions publiques, afin d’épargner le pays des risques d’une faillite.

De ce fait, il considère qu’il est temps de former un mini-gouvernement et d’abandonner le décret 117.”

Selon lui, il est nécessaire de former un mini-gouvernement efficace et mettre un terme au  décret 117, étant donné que le gouvernement actuel est totalement absent et composé de simples assistants du président de la République, et non de ministres.

Il a lancé un appel au président de la République pour qu’il s’occupe des affaires du pays en tant qu’autorité exécutive. Et ce, en déclarant: “Si vous n’êtes pas capable d’assumer vos responsabilités, laissez le gouvernement être responsable. Et donnez-lui le pouvoir exécutif de diriger le pays afin qu’il puisse négocier avec le FMI”.

Hatem Mliki a appelé le président de la République à “reporter ce qu’il considérait comme une bataille politique “avec le chef du mouvement Ennahdha, déclarant:” Reportez votre bataille politique avec Rached Ghannouchi. Car une chose est sûre: l’islam politique ne reviendra pas au pouvoir”.

En somme, il conclut: “La campagne de lutte contre l’islam politique ne signifie pas sacrifier la Tunisie. Car le projet de Rached Ghannouchi est de détruire la Tunisie”.

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