« Akachagate » : L’affaire transférée dans les galeries judiciaires

 

  • Nadia Akacha nie tout en bloc et passe à la contre-attaque. Mais n’est-ce pas trop tard ?!

Le feuilleton des enregistrements fuités et attribués à l’ancienne cheffe de cabinet présidentiel, Nadia Akacha, se poursuit de plus belle avec de nouveaux rebondissements qui peuvent changer toutes les donnes de cette affaire que certains observateurs n’hésitent pas à qualifier de « Akachagate » !
Après un premier démenti par le biais d’un simple post sur son compte officiel Facebook, resté sans lendemain, l’ancienne « dame de fer » au Palais de Carthage est passée à une contre-attaque plus directe et plus ferme avec le dépôt d’une plainte auprès de la justice tunisienne où elle accuse nommément un certain Atef Hamzaoui.
Ce dernier, tunisien d’origine exerçant au sein de l’ambassade américaine à Paris, avait, à son tour, porté plainte auprès de la justice française contre Nadia Akacha pour l’avoir cité nommément dans l’un des enregistrements incriminés.
A rappeler que le même Hamzaoui était cité par l’ex-député islamiste extrémiste, Rached Khiari, l’accusant d’avoir remis une somme considérable à la coordination active dans la campagne électorale présidentielle de Kaïs Saïed, une accusation ayant fait l’objet d’une plainte en justice aussi bien ordinaire que celle militaire, mais dont on attend encore l’issue.
L’ancienne cheffe du cabinet présidentiel, Nadia Akacha, a déposé une plainte par le biais de son avocat, Lassâad Othmani, contre « A.H. », dont le lieu de résidence est inconnu en Tunisie, et toute autre personne impliquée à propos des enregistrements fuités qui lui sont attribués.
Le texte de la plainte, présenté en direct sur une chaîne de télévision, précise que des éléments audiovisuels ont été fabriqués, utilisant l’ingénierie du son et du montage connue dans le domaine cinématographique et les techniques de programmation modernes pour créer des effets visuels et sonores capables de convaincre les auditeurs.
Ainsi, Nadia Akacha affirme que les enregistrements qui lui sont attribués sont sans fondement mais ils servent, juste, à la faire accuser à des fins criminelles touchant le prestige de l’Etat, la symbolique de son président et la confiance dont il bénéficie.
D’autre part, en début de cette soirée, Me Kaïs Gammoudi, membre du Comité de défense de l’ancienne responsable du cabinet de la présidence de la République, a confirmé la plainte déposée au parquet près le Tribunal de première instance de Tunis concernant lesdits enregistrements audio fuités.
« Y a-t-il un danger pour la vie de Nadia Akacha ? C’est la question posée, a ajouté Me Gammoudi, car on m’a informé qu’elle avait reçu des menaces. D’un point de vue légal, elle n’est pas obligée de se présenter. Mais si la défense voit l’importance de sa présence, il en sera ainsi », a-t-il encore précisé.
Ainsi, maintenant que le dossier est entré dans les arcanes des tribunaux, tout porte à croire qu’on risque d’attendre longtemps avant de connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire digne de « Machiavel ».
A titre indicatif, on citera l’affaire du courrier, dit « empoisonné », parvenu au cabinet présidentiel et dont le héros n’est autre que la même Nadia Akacha (décidément) ! On se rappelle qu’un communiqué officiel de la présidence de la République avait fourni force détails sur le dossier. Sans aucune suite ! Et d’un…
On se rappelle la « bombe » lancée par le chef de l’Etat en personne lors d’un speech officiel et en direct parlant de l’interception d’une conversation téléphonique par les services du département de l’Intérieur, une révélation acquiescée par un hochement de la tête du ministre de l’Intérieur, présent à la manifestation. On a attendu les inévitables et logiques développements. Sans aucune suite ! Et de deux…
On se rappelle le lancement de la guerre contre la spéculation. Après quelques jours avec des chiffres faramineux sur les quantités de produits alimentaires saisies, il n’y a plus eu d’informations sur les arrestations ou les procès à l’encontre d’éventuels barons de la contrebande. Rien, sans aucune suite ! Jamais deux sans trois…
 

Noureddine HLAOUI

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here