Village écologique: consommons écolo

Depuis quelques années, l’environnement compte, et notre santé aussi. Ainsi avec l’apparition de la pandémie, une bonne partie des Tunisiens ont décidé de changer de quotidien, voire carrément de vie. L’idée ? Un an de transition pour devenir 100% écolo. Aujourd’hui, en Tunisie, la transition écologique commence à prendre racine. De ce fait, un village écologique a eu lieu récemment à la Cité des Sciences. Et dont l’objectif est de sensibiliser le citoyen lambda à la nature. 

 
Tayssir Chtioui, la jeune  fondatrice de la marque Chkarty et protectrice de l’environnement, a décidé de revoir ses habitudes. L’idée lui est venue comme une révélation, il y a tout juste un an, après la pandémie. Pour mieux comprendre sa démarche, Tayssir travaillait comme assistante caméra, mais avec la vague du coronavirus, le premier secteur le plus touché a été le secteur culturel. 
Un jour, Tayssir décide de se lancer dans son projet Chkarty qui est une marque de sacs et d’accessoires en tissus recyclés, fabriqués de manière artisanale.

Tayssir Chioui, fondatrice de Chkarty

 
De plus, elle donne un exemple : si à un moment donné on a parlé de Corona, qui nous dit qu’il n’y aura pas d’autres virus ou d’autres maladies ? Elle estime l’urgence d’une conscience citoyenne pour préserver notre environnement. Une telle exposition permet de sensibiliser les citoyens à lutter contre le plastique, mais aussi de promouvoir le made in Tunisia et consommer tunisien. 
Elle ajoute: “Si j’ai un message à adresser, c’est de dire stop au plastique, même si certains ne sont pas conscients. Cela dit, un jour ou l’autre, on va se retrouver avec des poubelles éparpillées un peu partout non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nos maisons. Alors, consommons d’une manière responsable.” 
 
Khouloud Torkhani, fondatrice de Bae vintage à El Mourouj 4, incarne la relève de la mode responsable. Et ce, en usant des vieux vêtements et en les transformant en nouveaux vêtements revisités. Une mode responsable, selon Khouloud, tout en évitant de surconsommer. En respectant l’Homme et l’environnement.
Khouloud Torkhani
Khouloud Torkhani, fondatrice de Bae vintage

De plus, l’idée lui est venue comme une révélation. Elle nous confie: “Les modèles vintage, que ce soit des tissus ou des rideaux, peu importe, ne doivent en aucun cas être jetés. Ils peuvent être transformés en vêtements neufs, comme un relooking, soit des ensembles pour femmes, des robes, des pulls, des gilets, etc.” Il s’avère que l’idée de Khouloud a commencé depuis le confinement, il y a plus d’un an. Car elle s’est aperçue que le secteur de la couture, lui aussi, a  été impacté. En effet, plusieurs couturières ont perdu leur emploi. Ce qui a conduit Khouloud à réunir quelques-unes d’entre elles et à se remettre au travail. Ce qui leur a permis à la fois une entrée d’argent, mais aussi de défendre l’environnement.
Cela dit, bien avant d’être experte en mode responsable, elle était enseignante d’anglais de communication. Du coup, elle s’est dit pourquoi ne pas combiner les deux : sa passion pour la mode et sa maîtrise de l’anglais. 
Elle précise que son  objectif mise sur l’innovation, tout en préservant l’environnement. Car il y a beaucoup de choses à faire, à commencer par l’échelle nationale. Il faut rappeler que la fashion industrie en général est le secteur le plus polluant dans le monde.
De son côté, Myriam Soufi, plasticienne, travaille essentiellement sur le collage des matières recyclées (les cahiers de ses enfants, d’anciens papiers cadeaux, de vieux CD, des petits pansements) en les  transformant en tableau complet. Et ce, à travers le recyclage. D’ailleurs, l’idée lui est venue naturellement. Car Myriam a toujours été très proche de la nature.
Myriam Soufi
Myriam Soufi

Pour elle, l’écologie est un moyen de transmettre ses valeurs. Elle est la fille de deux parents artistes. Sa mère est céramiste et son père est peintre, Myriam Soufi a toujours été une artiste dans l’âme, sans oublier sa passion pour la nature. 
Elle estime que l’écologie prendra racine en Tunisie dans les années à venir. Tout en concluant: “Je compte sur la nouvelle génération qui est en train d’apprendre. Tout comme il ne faut pas non plus oublier le rôle de l’école qui devient de plus en plus sensible à l’environnement. Certes, on aura des lendemains meilleurs. Et ce, en étant responsable et en transmettant à nos enfants le respect de la nature. En somme, nous avons grandi dans une Tunisie verte, alors faisons en sorte qu’elle demeure toujours verte.” 
 Restons à l’écoute de notre environnement ! Ces femmes sont soucieuses de l’environnement, mais par-dessus tout, elles ont démontré leur potentiel. Tout en préservant la nature.

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