Hichem Mechichi ne révisera pas la nomination du nouveau PDG de laTAP

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La présidence du gouvernement ne révisera pas la décision de nomination d’un nouveau PDG à la tête de l’Agence TAP. Assure, lundi, le chef du gouvernement Hichem Mechichi.

Hichem Mechichi réagit aux menaces des journalistes et personnel de l’agence TAP d’observer, le 22 avril courant. Il s’agit d’une grève générale présentielle sur les lieux du travail. Et ce au cas où la Présidence du gouvernement maintiendra la nomination de Kamel Ben Younes à la tête de l’institution

En effet, Hichem Mechichi s’exprimait en marge de son inauguration, ce lundi d’un hôpital de campagne à Kairouan. Il  a souligné que la nomination ne s’opère pas par le mécanisme de vote. Ce nouveau responsable se chargera de diriger cette institution aux niveaux administratif et financier. A-t-il dit.

Et de rassurer : la ligne éditoriale relève des prérogatives des journalistes de la Tap qui exercent leur métier en toute indépendance loin de toute ingérence. Un peu plus tôt dans la journée, le personnel de l’agence Tunis Afrique-Presse a décidé, d’observer, le 22 avril courant, une grève générale présentielle sur les lieux du travail, pour dénoncer l’obstination de la présidence du gouvernement à nommer Kamel Ben Younes à la tête de l’institution.

Dans deux préavis de grève, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) ont appelé la présidence du gouvernement à revenir sur cette nomination et à fixer des critères professionnels pour la désignation d’un PDG à la tête de la TAP afin de garantir l’indépendance de ce média public.

Le pourquoi du refus

Il s’agit de la première décision de ce genre, depuis la création de l’agence TAP en 1961. Elle intervient dans un climat de tension. Un climat de tension marqué par un sit-in entamé il y a six jours par le personnel l’agence. Et ce en signe de protestation contre cette nomination.

En effet, les journalistes et employés de la TAP justifient le refus de traiter avec Ben Younes par « son implication, avant la révolution, dans des atteintes à la liberté de la presse et d’expression et à l’action syndicale libre et ses tentatives de saper l’indépendance de la Ligue de défense des droits de l’Homme ». Le personnel de TAP accuse Ben Younes d’avoir participé à une propagande au service du régime dictatorial. Il l’accuse d’avoir réagi violemment à l’égard des femmes.

Avec TAP

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