La Galère portugaise : plusieurs organismes en un seul !

Galère portugaise

Des photos circulant sur les réseaux sociaux ont montré l’arrivée d’un nouveau spécimen sur les côtes tunisiennes. Il s’agit de la Physalia physalis, aussi connue sous le nom de « Galère portugaise ».

Plusieurs publications Facebook ont souligné la dangerosité de cette espèce. Le ministère de l’Agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques a également appelé à éviter tout contact avec cette « méduse ».

Néanmoins, un petit détail, qui ne change pas vraiment grand chose quant à la dangerosité de la créature, nous a échappé. Malgré les apparences, il ne s’agirait pas d’une méduse!

En effet, il s’agit de siphonophores marins. C’est-à-dire que la Physalia physalis représente un ensemble d’organismes vivant en colonie.

Il s’agit là d’un des points essentiels de différenciation entre la méduse et la Physalia. La méduse ne représente qu’un seul être. Ces organismes aquatiques vivent habituellement dans les mers tropicales et subtropicales.

L’aspect général, la morphologie et l’organisation de la Physalia physalis se différencie de ceux des autres siphonophores. Les scientifiques la considèrent donc comme un super-organisme unique. Elle se compose de quatre types de polypes, incapables de vivre indépendamment les uns des autres.

En premier lieu, on trouve un flotteur (pneumatophore). Il permet le déplacement et la navigation dans l’eau.

Les dactylozoïdes représentent le deuxième type. Il s’agit de filaments qui ont pour fonction la chasse et la défense. Ces derniers peuvent atteindre 50 mètres de long.

En troisième lieu, la Physalia physalis possède des gastrozoïdes. Ils sécrètent des sucs digestifs sur la proie.

Enfin, les gonozoïdes font également partie de la colonie. Ils assurent la reproduction.

A noter que la Galère portugaise est apparue en 2018 sur quelque plages espagnoles et marocaines. Sa présence a conduit à la fermeture temporaire des plages d’Altea et de San Juan. Les experts avaient considéré que les courants marins ou aux forts vents d’Est de la période mars-avril de la même année avaient provoqué leur arrivée.

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