Baisse du nombre de permis de recherche et d’exploration à 23, à fin 2020

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Le nombre total de permis de recherche et d’exploration est passé de 56, en 2010, à 23, à fin 2020, a indiqué le Ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines par intérim, Mohamed Boussaid, jeudi, lors d’une séance d’audition tenue par la Commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, et de infrastructure à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), pour examiner des projets de loi portant sur l’approbation des accords spéciaux et de leurs annexes relatifs à la prolongation de l’exploitation des concessions des hydrocarbures de Gremda, Maamoura et Jebal Doulab.

Le ministre a fait état, aussi, de la régression de la production nationale des hydrocarbures, passant de 7 millions de tonnes. Equivalent pétrole (Tep) en 2010 à 3,5 millions de tep, soit une baisse d’environ 50%.

D’après lui, cette chute est due principalement au déclin naturel des champs de production. Et au manque de renouvellement du stock national via la découverte de nouveaux champs. Ainsi que la réticence des entreprises à investir, en raison des protestations sociales.

« La régression des indicateurs d’exploration et de production d’hydrocarbures s’est reflétée directement sur l’indice d’indépendance énergétique, lequel est passé de 93% en 2010 à 43% en 2020 », a-t-il ajouté.

Il a, également, souligné l’impératif de conjuguer tous les efforts pour trouver une solution aux dossiers urgents, en coordination avec les services du ministère, à l’instar du permis de recherche de Zarat, dont une version finale de l’annexe a été élaborée, dans le cadre d’une approche participative, avec les membres de la commission.

Le ministre a proposé, aussi, de permettre aux trois concessions, dont le permis d’exploitation a expiré, de continuer leur production. Rappelant qu’ils font partie de 18 concessions dont la période de validité touche à sa fin.

Les sites exploités

La concession de Jebal Doulab qui se trouve dans le gouvernorat de Kasserine, a expiré en décembre 2018. Elle produit environ 200 barils par jour et contribue à hauteur de 0,8% à la production nationale de pétrole.

Les concessionnaires ont déposé une demande officielle pour obtenir une nouvelle concession d’exploitation. Laquelle a été acceptée par le comité consultatif des hydrocarbures (pour une période de 16 ans jusqu’en 2035).

Concernant la concession Gremda située à Sfax, elle revient à hauteur de 51% à l’Entreprise tunisienne d’ activités pétrolières (ETAP). Le reste revient à la société norvégienne TPS, elle est entrée en exploitation en 1992 et ce pour 30 ans. Sa production a atteint jusqu’à septembre 2020, 10,3 millions de barils. Quant aux réserves, elles représentent 1 million de barils. Par ailleurs, le prolongement de 15 de l’exploitation du site reste soumis à l’accord de l’ARP.

S’agissant de la concession Maamoura qui se trouve dans le gouvernorat de Nabeul, elle remonte à 1990. L’ETAP en détient 51%. Les 49% restants reviennent à la société italienne ENI. Les estimations de réserves restantes de gaz et de pétrole de ce champ atteignent 13,9 millions de barils de pétrole et 1577 millions m³ de gaz. Ainsi, sa production de gaz estimée à 17 mille m³ par jour, contribue à hauteur de 0,5% de la production nationale.

Par ailleurs, l’exploitation de la concession se prolongera de 20 ans et ce jusqu’à 2040.

Au terme de la séance, les membres de la commission de l’industrie ont décidé de poursuivre l’examen des projets de loi relatifs à ces concessions avec l’audition des experts.

 

Avec TAP

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